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Centre national des arts plastiques

Centre national des arts plastiques

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Valence Ville ouverte

Programmes courts du Centre national des arts plastiques

Film, vidéo - Projection/Diffusion audio
25 • 26 mars 2010

la programmation du CNAP s’inscrit dans le cadre de certaines foires, biennales ou festivals qui rythment l’actualité de l’art contemporain. Les « programmes courts » sont des projections vidéos présentées notamment à la foire vidéo LOOP à Barcelone et aussi à Caen et à Valence. Conçue par Pascale Cassagnau, cnap, Marc Guiga, Cnc, Florence Lazar, Ecole des beaux arts de Valence. “ Je ne voulais pas d’un décor classique, je voulais une architecture dramatiquement fonctionnelle qui conditionne tout le film, qui soit le film. J’ai fait une maison, en épurant le plus possible, pour placer un homme et une femme en coexistence, un homme qui me représente. Voilà, j’ai fabriqué une maison-cinéma. Cette maison, c’est le cinéma. ” (Philippe Garrel, La Concentration, 1968) La ville, l’architecture, la question urbaine - en témoignent depuis plusieurs années les grandes expositions internationales d’art contemporain- constituent les problématiques récurrentes que partagent cinéma et art contemporain. Mutations, par Rem Koolhass, Cities on the move, par Hans Ulrich Obrist ont été les expositions marquantes de la dernière décennie. Contemporain de l’invention du cinéma, l’espace urbain moderne s’est constitué à la manière d’un film par collages successifs, montages, architecture de la lumière. La ville, l’architecture et le cinéma entretiennent de nombreux rapports croisés : des représentations aux métaphores, de l’architecture des images à la cinématique de la ville. Le cinéma des origines comme le cinéma moderne portent avec l’architecture qui leur est contemporaine les valeurs de modernité. Vecteurs d’une utopie pensée comme planétaire, les films Berlin, Symphonie d’une ville de Walter Ruttman, L’Homme à la caméra, de Dziga Vertov, Les Hommes le dimanche de Robert Siodmak, en témoignent notamment. Etablissant des carnets de villes dans l’espace filmique, les artistes contemporains et les cinéastes se sont emparés de l’architecture propre au film et de l’espace urbain, pour questionner à nouveau, après Antonioni, Garrel, et Costa, notamment, la modernité et ses espaces publics, l’identité, le sujet, la singularité quelconque. Pour les artistes et les cinéastes contemporains, la ville est un espace collectif réinvesti en tant que mesure de la réalité. Espace communautaire, la ville devient tout à la fois une entité générique, le lieu de production des identités. La singularité, l’intime et l’en-commun, qui font la matière même des espaces architecturaux, sont ressaisis dans ces films comme des données provisoires qui accompagnent la dimension éphémère des images. Les films de la sélection établie par Pascale Cassagnau, Marc Guiga et Florence Lazar, à partir du catalogue des films de la collection Images de la culture/Cnc et des films soutenus par le fonds Image/Mouvement du Cnap, témoignent de la dimension politique et expérimentale propres à toute véritable « vision » esthétique de la ville. Pascale Cassagnau

Complément d'informations : 
- La ville vue par : A propos de Nice 1930, 24', noir et blanc. Réalisation : Jean Vigo. Production : Luce Vigo. Humour noir et prouesses techniques dans ce propos sur Nice où Jean Vigo joue du violent contraste entre oisifs fortunés et population pauvre de la vieille ville. Surprendre un personnage pour en révéler la beauté intérieure ou le ridicule, rendre insolite une situation banale en y intégrant des scènes de fiction burlesques, font de cette satire sociale un vrai plaisir de cinéma. L’Amour existe 1961, 19', noir et blanc. Réalisation : Maurice Pialat. Production : Les Films de la Pléiade. Courbevoie, Suresnes, Saint-Denis, Vincennes, Pantin, canal de l'Ourcq... Errance "au pays des paysages pauvres", dans la banlieue parisienne de la fin des années 1950. Sur une musique de Georges Delerue qui colle à l'ennui, ce "principal agent d'érosion" des banlieues, Maurice Pialat mène une charge nerveuse (image et commentaire) contre les politiques d'urbanisation intensive, les conditions de vie ouvrière et la déculturation. Brasilia : contradictions d'une ville nouvelle 1967, 22', couleur. Réalisation : Joaquim Pedro de Andrade. Production : Filmes do Serro. Sept ans après son inauguration, Joaquim Pedro de Andrade examine l’échec de la ville de Brasilia en un court-métrage éblouissant et radical. Dessinée par Lucio Costa et Oscar Niemeyer, érigée en quatre ans sur le vaste plateau situé au cœur du pays, loin des grandes villes de la côte, la capitale sortie de terre se voulait le symbole de la modernisation et des transformations sociales du Brésil. Mais l’utopie n’a pas tenu ses promesses. Grand Littoral 2003, 20', couleur. Réalisation : Valérie Jouve. Production : V. Jouve. Participation : La Fabrique sensible, Ville de Marseille, CR PACA, FRAC PACA, ministère de la Culture et de la Communication (DAP), Ateliers Boisson, École des beaux-arts de Marseille. Banlieue de Marseille. Des femmes, des hommes, des enfants se croisent en marchant sur les collines surplombant des cités HLM, sur des passerelles d’autoroute ou de voie ferrée. Au cœur de leurs itinéraires, un centre commercial où circulent voitures et caddies. Sans commentaire, sur une bande son qui répercute les bruits de la ville, Valérie Jouve livre l'instantané onirique d'un territoire urbain hostile. Au début 1967, 9', noir et blanc. Réalisation : Artavazd Pelechian. Production : Artavazd Pelechian, Studio Films Documentaires d'Erevan VGIK. Consacré au 50e anniversaire de la révolution d'Octobre, ce film montre, comme des citations, des mouvements de révolte populaire. Figures emblématiques, défilés, conflits avec la police côtoient des images d'explosions, de cadavres, de machines en marche : un montage magistral dont le rythme met les images en collision. Une représentation de l'histoire du XXe siècle dans plusieurs pays du monde. Get Rid of Yourself 2003, 62', couleur. Réalisation et production : Bernadette Corporation. Participation : ministère de la Culture et de la Communication (DAP), American Fine Arts Co., Colin De Land, MASSPOP. Témoignages d’émeutiers et textes apocryphes au service d’un éloge incertain de la violence ? Étude en acte des stratégies de récupération des débordements contestataires ? Entre hallali et constat pessimiste, Get Rid of Yourself dissimule son objet pour mieux en préserver la complexité. Attentats du 11 septembre, sommet du G8 de Gênes, Chloë Sévigny et mannequins Chanel s’y croisent et dessinent le contre-portrait d’une époque. - Fiction/réinterprétation : Autour de L'Argent 1928, 40', noir et blanc. Réalisation : Jean Dréville. Production : Cinégraphic Films L'Herbier. Réalisées en 1928 sur le tournage de L’Argent de Marcel L’Herbier, ces "Indiscrétions cinégraphiques commises en cours de réalisation" ont pour auteur un jeune homme alors âgé de 20 ans. Sonorisé en 1971 à partir de l'enregistrement du commentaire de Dréville lui-même en 1928, "Autour de L’Argent" est un documentaire exceptionnel sur les coulisses du cinéma muet. EA2 2007, 21', noir et blanc. Réalisation : Vincent Dieutre. Production : Bonne Nouvelle productions. Participation : Cnap. Après un hommage à Naomi Kawase (Les Accords d'Alba, 2004), Vincent Dieutre paie tribut à Jean Eustache. Ce "deuxième exercice d’admiration" s’approprie les dialogues de La Maman et la Putain (1973), ce fameux monologue de la scène 30 dit par Françoise Lebrun, ici incarné, autant que possible, par Dieutre lui-même : une répétition (aux deux sens du terme) certes nostalgique, mais qui n’est pas exempte de risque. - Du document rare à la fiction : Le FHAR (Front homosexuel d'action révolutionnaire) 1971, 25', noir et blanc. Réalisation : Carole Roussopoulos. Production : Video Out. 1971. En quelques mois, Carole Roussopoulos filme l’émergence joyeuse et totalement subversive du mouvement homosexuel dans le champ politique français : de l’insertion "sans invitation" du groupe de militants dans les rangs du défilé syndical du 1er mai aux AG fiévreuses qui suivirent et où s’exprima, pour la première fois, une volonté collective de casser les préjugés et d’ouvrir les esprits sur un sujet jusqu’alors tabou. Ceci est une pipe (Journal extime) 1999, 55', couleur. Réalisation : Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard. Production : Ex Nihilo, Canal +. Participation : CNC, ministère de la Culture et de la Communication (DAP), Procirep. Et cela commence, effectivement, par une fellation, que l’un des protagonistes, Pierre, interrompt par manque de temps. En fait, explique son compagnon, cela a commencé par un exemplaire de démonstration feuilleté en librairie, où des photos d’hommes nus ont été savamment découpées. Quant au prétexte du film, c’est celui d’un producteur proposant aux deux réalisateurs de faire leur film entièrement à la maison. - Des courts et du court métrage comme forme : Cindy the Doll is Mine 2005, 15', couleur. Réalisation : Bertrand Bonello. Production : No Film, France 2. Participation : CNC, ministère de la Culture et de la Communication (DAP). Dans un grand appartement, Cindy, brune, les yeux cernés, l’allure masculine, apporte les derniers réglages à son appareil photo. Son modèle, blonde mais qui lui ressemble étrangement, en robe de poupée, finit sa cigarette. La séance va commencer. La photographe indique à son modèle quelques poses "féminines", cherche en vain une image à saisir, jusqu’au moment où elle lui demande de pleurer. Manmuswak 2005, 16', couleur. Réalisation : Patrick Bernier et Olive Martin. Production : Cyanéa production, GREC. Participation : ministère de la Culture et de la Communication (DAP), Fasild, CR Pays-de-Loire. Du matin au soir, K., immigré africain, parcourt la ville. Levé tôt pour prendre son poste de vigile au supermarché, il est remplacé plus tard par un autre avec qui il échange sa veste. Après une journée émaillée de rencontres mystérieuses, K. redevient vigile pour une boîte de nuit, puis rentre chez lui. Est-ce bien le même personnage que nous avons suivi ? Plusieurs acteurs endossent son identité. Le Pont n'est plus là 2002, 20', couleur. Réalisation : Tsai Ming Liang. Production : Le Frenoy/Studio national des arts contemporains, Home Green Films. Participation : ministère de la Culture et de la Communication (DAP), Conseil national des affaires culturelles de Taïwan. Dans la frénésie et l’agitation des rues de Taipei, capitale ultra-moderne de Taïwan, une jeune femme désorientée erre à la recherche d’un pont au-dessus d’une avenue encombrée par la circulation. Au cours de sa déambulation, elle croise un jeune homme qui se rend à un casting de film porno. Rien ne les réunit si ce n’est la solitude et l’indifférence à laquelle ils sont livrés. Mike 2005, 28', couleur Réalisation : Alain Declercq. Production : John Dory Productions, Ma-Asso. Participation : ministère de la Culture et de la Communication (DAP). Le spectateur est averti en préambule : ce qu’il va voir n’est pas un documentaire, encore moins une fiction, mais un document brut, une suite de séquences vidéo tournées entre le Moyen-Orient, les États-Unis et l’Europe par un dénommé Mike, un homme mystérieux qui semble avoir joué un rôle de premier plan dans les évènements du 11 septembre 2001 bien qu’il soit difficile de savoir lequel. Soirée spéciale. Zidane, un portrait du XXIe siècle de Philippe Parreno et Douglas Gordon, 2004, 90’, couleur. Un portrait spectaculaire, magique, en temps réel et en action de Zinédine Zidane donnant au spectateur le sentiment d'être placé sur le terrain aux côtés du joueur. Tourné le 23 avril 2005 au stade Santiago Bernabeu durant un match de championnat de la Liga espagnole opposant le Real Madrid à Villareal, ce film colle aux crampons de la star du ballon rond durant l'intégralité de la rencontre, grâce à dix-sept caméras haute-définition capturant ses moindres faits et gestes.
Horaires : 
Projections au Lux de Valence : le 25 mars 2010 après-midi et soir, et 26 mars après-midi.
Dernière mise à jour le 05 avr. 2016

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