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Centre national des arts plastiques

Actualités

2019-2007

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Une première ! Des œuvres suivies à la trace entre Paris et Bogotá

  • Le Défilé de Wang Du, œuvre monumentale transportée par containers maritimes entre Paris et Bogota et sur laquelle a porté l’étude. Vue de l’œuvre installée dans l’exposition « Y he aquí la luz » à Bogotá.

  • Caroline Bauer, du Cnap, Michel Dubus, du C2RMF, et Wang Du dans son atelier lors d’une séance de travail pour la mise au point des tests préparatoires à l’étude.

  • Emballage et calage des éléments de l’œuvre dans les réserves du Cnap par l’entreprise LP Art.

  • Pose des capteurs dans les caisses lors de l’emballage par les équipes du C2RMF.

  • Capteurs de température, d’hygrométrie, de vibrations et de chocs posés à l’intérieur des caisses.

  • Capteur de vibrations, de température et d’hygrométrie posés à l’intérieur de l’une des caisses.

  • Capteurs de température, d’hygrométrie, de vibrations et de chocs posés à l’extérieur des caisses.

  • Plan de chargement de l’un des containers maritimes.

  • Arrivée du container climatisé (Reefer) sur sa plateforme de transport (transport entre Paris et Anvers).

  • Chargement et calage de l’un des containers.

  • Chargement de l’un des containers.

  • Le cargo transatlantique CMA CGM TANYA, Anvers – Carthagène. Les containers climatisés (Reefer) voyagent dans la cale du navire.

  • Lors des différentes étapes de son voyage, le cargo est suivi et localisé avec précision au moyen des les trackers posés à l’intérieur des caisses et des containers.

  • Arrivée et ouverture des caisses au Museo de Arte Miguel Urrutia de Bogotá et installation de l’exposition « Y he aquí la luz ».

  • À l’issue du voyage, les données sont analysées et exploitées avec précision pour connaître tous les paramètres du voyage : hygrométrie, chocs, variations de température, etc.

Pour la première fois, une étude permet d’analyser avec une très grande précision les conditions de transport d’œuvres d’art par voie maritime et par voie terrestre sur un trajet complexe. Les premières conclusions sont particulièrement encourageantes et ouvrent de nouvelles perspectives.
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À l’occasion de l’exposition « Y he aqui la luz » (Et voici la lumière) au Museo Miguel Urrutia de Bogotá (MAMU), Colombie (du 7 avril au 24 juillet 2017) et dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017, le Centre national des arts plastiques a mis en place un partenariat avec le département conservation préventive du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF).

Le caractère inédit de ce partenariat porte sur l’évaluation des risques climatiques et mécaniques à bord d’un cargo pour un long transport routier et maritime entre Paris et Bogotá.

Les équipes ont spécifiquement travaillé sur une œuvre monumentale de Wang Du (FNAC 05-921) intitulée Défilé, une installation composée de 20 sculptures en résine polyester, acrylique, métal et bois de grandes dimensions réparties dans douze caisses.

Soulignons que cette collaboration s’est développée avec la participation de l’artiste qui nous a confié très généreusement des matériaux constitutifs de ses œuvres afin d’effectuer des tests en laboratoire. En raison du volume des caisses et pour des questions de coûts, le Cnap a décidé qu’une partie des œuvres voyagerait par avion et l’autre par bateau et cela dans deux conteneurs Reefer (température et humidité contrôlée).

Les œuvres, emballées dans des caisses isothermes placées dans deux conteneurs climatisés, ont voyagé par camion de Saint-Ouen l’Aumône à Anvers, puis par bateau d’Anvers à Cartagena et, enfin, en camion de Cartagena à Bogotá.

La collaboration du Cnap avec le C2RMF avait pour but de répondre à plusieurs  interrogations sur l’efficacité des caisses isothermes et des conteneurs pour réguler le climat, sur les vibrations potentielles à bord du bateau ou bien encore sur la surveillance des points critiques de la chaine de transport, en particulier les transbordements (chargement et déchargement des camions et du bateau). Dernière inconnue, les convoyeurs n’étant pas autorisés sur le cargo, il fallait suivre en temps réel également le container sur le bateau et cela jusqu’à son arrivée au musée de Bogotá.

Pour vérifier et étudier tous ces différents paramètres, des enregistreurs du climat ont été placés dans et sur deux caisses isothermes ainsi que des enregistreurs pour les vibrations auxquelles les œuvres étaient potentiellement sensibles. Cette étude inaugurale et le bilan qui en a découlé ouvrent de nouvelles voies pour le transport des œuvres. C’est la première fois que l’on suit et vérifie l’efficacité du Reefer qui permet d’obtenir une grande stabilité de la température (18°C) et de l’humidité (45-50%HR).
Les enregistrements relevés n’indiquent aucun choc, ni au chargement ni au déchargement. Des vibrations « normales » en termes de gamme de fréquence et d’intensité ont été enregistrées seulement pendant les transports en camion entre Paris et Anvers et entre Cartagena et Bogotá mais aucune vibration notable sur le bateau. La géolocalisation en temps réel des œuvres est également une première, elle a permis de suivre le container depuis les réserves du Cnap jusqu’à son arrivée au musée grâce au positionnement GSM et GPS par traceur autonome embarqué. Au vu de ces premières constatations, il apparaît que le transport maritime est une solution alternative d’avenir à développer pour le transport d’œuvres d’art volumineuses.

Dernière mise à jour le 12 oct. 2017

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« Y he aquí la luz » (Et voici la lumière)

Œuvres du Centre national des arts plastiques

Museo de Arte Miguel Urrutia, Bogotá
07 avril • 24 juillet 2017