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Centre national des arts plastiques

Galerie Triple V

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Science Fiction #3

Arts plastiques - Exposition
07 décembre 2012 • 09 février 2013

En 1983, l'artiste Peter Halley avait organisé une exposition dans une galerie new-yorkaise intitulée « Science Fiction ». Les artistes présentés dans cette exposition étaient Ross Bleckner, David Deutsch, Donald Judd, Jeff Koons, Richard Prince...

« Pour de plus en plus d'artistes aujourd'hui », écrivait alors Peter Halley, « la science, qui était définie comme vérité objective, n'est rien d'autre qu'une idéologie de plus. » La science-fiction, en tant qu' « histoire » possible du futur, est une projection idéologique de notre présent. La science-fiction d'après-guerre, avec laquelle les artistes de cette exposition ont grandi, était la projection, dans le futur, des fantasmes et des idéaux modernistes du présent. En 1983, le « demain » de cette histoire était advenu, avec ce que cela supposait de déception vis-à-vis de ce futur rêvé. Le monde de demain apparaissait sous son vrai jour, l'obsolète à l'envers. Le progrès technique, transgressif par nature (se définissant par la règle qu'il dépasse), qui avait servi de modèle au développement de l'art moderniste, également pour sa dimension « objective » et son optimisme, était tourné en dérision.

Dans cette exposition, les murs étaient peints en noir, une inversion littérale du white cube entendue comme une manifestation du pessimisme lié au retour désabusé des artistes à la situation de « confinement culturel » (Robert Smithson) – expositions en galeries et musées – après les tentatives d'évasion des artistes post-studio décrites par Lucy Lippard dans 6 Years...

Les remarques publiées par Peter Halley dans la revue New Observations pour accompagner l'exposition méritent toute notre attention ; refaire cette exposition, sous une autre forme, est une façon comme une autre d'estimer sa pertinence pour nous, aujourd'hui. En 1989, le centre d'art Le Consortium avait organisé une suite à cette exposition, une sequel comme on dit dans le monde du cinéma, en choisissant de présenter des pièces différentes des mêmes artistes, tout en gardant le même mode de présentation. Cette exposition-ci, la troisième du nom, peut être vue comme un remake de l'exposition originelle, avec des acteurs différents.

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The title of the project, « Science Fiction », is appropriated from a 1983 exhibition held at the John Weber Gallery in New York, and curated by artist Peter Halley. Participating artists in this show were Ross Bleckner, David Deutsch, Donald Judd, Jeff Koons, Richard Prince, Robert Smithson.

 

A few years later, in 1990, the art center Le Consortium, in Dijon, organized a « remake » of this exhibition, with mostly the same artists. Our project for this third « Science Fiction » exhibition is to realize a « sequel », as one says in the film industry, of this exhibition, with different artists, who all share concerns with the original artists.

 

In his notice about the exhibition, Peter Halley noticed that science fiction in 1983 was very different from what it used to be in the 50s or 60s. Now that we, or all the artists in the 1983 show, are living in the future of the sci-fi, can see how the idealistic, scientist '50s dream of a bright future has died. Sci-Fi today is darker, often pessimistic/apolcalyptic, and primarily concerned with technology linked to the media landscape, altered psychological states, etc. How sci-fi was an ideological production of the era, and how thinking about it is a means of analysing their own present ideological condition is one reason why some artists today are obsessed with sci-fi. And secondly, as stated Peter Halley in his text, « these artists employ the conventions of the science fiction genre to reveal in the aesthetic of science a style of the times. The technological nature of materials is ridiculed, the presumption of an objective method is attacked, the concept of progress is denied. And as part of this repudiation, a certain type of modernism, that of the Bauhaus, of Vasarely, and of Experiments in Art and Technology, is being revealed in work being done today as just another science fiction. »

 

In this exhibition(s), the gallery walls were painted in black – the reversal of the white cube. Halley suggest that this black painted walls are an allegory of the return to the gallery, after the failure of the « escape attempts » (Lucy Lippard, introduction to « Six Years... ») made by post-conceptual artists to dematerializing art, or to leave the museum / gallery system. But the black cube is also a reflection of the renewed impact of 'mass media' on the 'fine arts' today, he wrote. « The gallery's black walls are the dark walls of the movie theatre, of the photographic dark room, of the rock club; they are the inside of the camera obscura itself. »

Horaires : 
de 11h à 19h
Heures de vernissage : 
à partir de 18h00
Dernière mise à jour le 03 déc. 2012
Contact : Vincent Pécoil