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Centre national des arts plastiques

Musée Nicéphore Niépce

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Saul Leiter, Dancing in the Street

Collection Aforge Finance

Photographie - Exposition
21 février • 31 mai 2009
Après le succès de la rétrospective consacrée par la fondation Henri Cartier-Bresson (Paris) à Saul Leiter en 2008, le musée Nicéphore Niépce propose de s’intéresser plus particulièrement au travail en couleur de ce photographe. A la fin des années 1940, à une époque où en Europe seul le noir et blanc semble digne d’intérêt, l’américain Saul Leiter joue de la couleur pour capter les silhouettes anonymes des passants new-yorkais. L’originalité de ses cadrages, alliée à une maîtrise technique de la lumière et de la chromie, métamorphose la métropole en un univers flottant aux accents oniriques. A travers une quarantaine d’œuvres issues de la collection privée d’Aforge Finance, l’exposition invite à s’imprégner d’une atmosphère poétique et à partager une vision de la rue très éloignée de la photographie traditionnelle. Fils de rabbin, peu enclin aux études théologiques auxquelles sa famille le destinait, Saul Leiter s’installe à New York au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour s’y consacrer à la peinture. Agé d’une vingtaine d’années – il est né en 1923 – il fréquente le milieu artistique local et découvre la photographie à travers l’exposition d’Henri Cartier Bresson au MoMA. Convaincu des possibilités d’expression du médium, il se procure un Leica et réalise ses premiers clichés en noir et blanc. Très vite, il se tourne vers la couleur, pourtant synonyme à l’époque d’une certaine vulgarité car intimement associée à la publicité et aux magazines. Saul Leiter choisit ses sujets sans changer ses habitudes. Photographe de la rue, il est surtout le photographe de sa rue. Il déambule dans son quartier, flâne autour de son bloc pour capturer le quotidien. Son regard reste à hauteur d’homme, au ras du sol. Son œil, rapide, capte des images fugaces. Le temps s’arrête et le banal est découpé, bouleversé par le cadrage, le sur-cadrage et les plans successifs. Les premiers plans sont utilisés comme des aplats de couleur. Les figures ne sont plus que formes. Les ombres, les flous, les reflets, les transparences modifient les sujets et invitent à une vision renouvelée. Le photographe répartit les couleurs par touches, il construit ses images à la manière des expressionnistes, atteignant parfois les limites de l’abstraction. Les images de Saul Leiter nous transportent dans un monde doux, cotonneux, apaisant, loin du New York frénétique et impressionnant habituellement immortalisé sur pellicule. Les angles sont arrondis, les contours deviennent flous. La ville se fait rêve. Redécouvert par galerie Howard Greenberg (New York) dans les années 1990, ce pan de l’œuvre de Saul Leiter était jusqu’ici peu connu. La notoriété du photographe s’appuyait essentiellement sur ses travaux pour la mode et les magazines tel que Harper’s Bazaar. Remettre en lumière cet aspect plus personnel et intime de sa création permet d’en souligner le caractère précurseur et d’évoquer une carrière aux multiples facettes.
Horaires : 
Tous les jours sauf le mardi et les jours fériés 9 h 30 … 11 h 45 / 14 h … 17 h 45
Partenaires : 
Aforge Finance
Dernière mise à jour le 23 sept. 2011

Musée Nicéphore Niépce

28 Quai des Messageries
71100 Chalon-sur-Saône
France
Téléphone : 03 85 48 41 98
Télécopie : 03 85 48 63 20
Responsable du service communication et mécénat : Emmanuelle Vieillard