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Centre national des arts plastiques

Galerie du Granit

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SARAH RITTER

La nuit craque sous nos doigts

Photographie - Exposition
20 mai • 27 juin 2017

Des échelles incertaines, des lieux étranges, des gestes simples mais sans clés, autant d'éléments qui viendront construire une atmosphère narrative et suspendue. Depuis bientôt deux ans, Sarah Ritter construit un ensemble de photographies qui touche à cette nature profonde de l’image photographique dont parle J-C Bailly : “c’est originairement, innocemment même, que la saisie photographique, née de la lumière, renferme en elle un point noir”.
Ce questionnement correspond à une évolution dans son travail, allant vers une plus grande “fictionnalisation”. Elle passe peu-à-peu du jeu avec le hors-champ à un jeu avec la lumière elle-même, et avec son “contraire”, le noir, le sombre, l’ombre, l’indistinct. Elle cherche ce point de bascule entre le visible, le montré dans l’image, et ce qu’on ne voit pas. Au-delà de l’idée de hors-champ, il s’agit du noir, du point aveugle de la “vue” photographique...

Elle écrit : “Parfois me prend cet écœurement des images, du ventre à la gorge. Entre douceâtre et pointu, je ne peux plus regarder. Le supplice amérindien : couper les paupières, une légende de western? Je ne sais pas mais j’y pense souvent. Ne plus pouvoir fermer les yeux. Cette chère vision, chère payée, du prix de tout le reste du corps, des sens. Cette reine des philosophes, si reine qu’elle est l’accès même à l’idée, à la forme, au principe de toute chose, j’aimerais présenter autre chose que quelque chose à voir - une image où le voir remue l’invisible, où il est clair que la clarté de la raison s’effiloche - en bans de brume, en noirs sans objets, en présence insensée... Où l’obstacle, l’aveuglement, le négatif de l’oeil ouvre l’horizon...”

Cette exposition accompagne le projet de son prochain livre aux éditions Loco, "La nuit craque sous nos doigts" et sera également l’occasion d'une rencontre, mardi 23 mai à 18h, avec Anne Immelé (artiste et enseignante à la HEAR, Mulhouse), Aurélie Pétrel (artiste, enseignante à la HEAD, Genève) et Sarah Ritter sur la question de l'espace de la photographie, tant d'un point de vue artistique que philosophique. La photographie est à la fois surface et profondeur, une et multiple, hyper familière et étrangère... A partir du flou et de l'incertitude propre à ce « médium », nous essaierons d'y voir, d'entendre, écouter...

Complément d'informations : 
Sarah Ritter est née en 1978, elle vit et travaille à Besançon. Sortie de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, après des études en philosophie, son travail a été présenté en Finlande, en Allemagne ainsi qu’à Besançon, Marseille, Paris et Mulhouse.
Horaires : 
Du lundi au mardi de 13h à 18h et les soirs de spectacles. / Les visites : La 1ère, mardi 23 mai 18h / Avant le spectacle le mercredi 31 mai 19h – « De la démocratie », Alexis de Tocqueville, Laurent Gutmann à 20h / Sandwich, jeudi 1er juin 12h20 / Samedi 10 juin 17h / En famille, mercredi 21 juin 17h / La dernière, mardi 27 juin 17h
Heures de vernissage : 
18h
Tarifs : 
entrée libre
Mécénat : 
mignotgraphie, Besançon / Fachcolor Bühler, Freiburg (D)
Dernière mise à jour le 23 Mai 2017

Galerie Granit - Granit scène nationale, Belfort

1 faubourg de Montbéliard
90002 Belfort
France
Téléphone : 03 84 58 67 55
Télécopie : 03 84 57 01 74
Site internet : www.legranit.org
Responsable des arts plastiques : Pierre SOIGNON
Téléphone : 0384586755
Directrice par intérim Granit, scène nationale, Belfort : Nathalie Cravé
Accès mobilité réduite