Skip to Content
Centre national des arts plastiques

Paris-Musées - Service Diffusion

Share Share Share Share Share

Pierre Ardouvin - On dirait le sud

Arts plastiques - Parution
01 novembre 2005 • 01 novembre 2006

Livre d'artiste format carte routière / Format dépliée : 96 x 130 cm / ISBN : 2-87900-946-4 / PVP 14 € / Bilingue : français / anglais Edition Paris Musées

Complément d'informations : 
Pierre Ardouvin On dirait le Sud « La chanson de variété est un motif que Pierre Ardouvin utilise souvent dans ses installations (que ce soit de façon explicite, comme ici dans le titre, en accompagnement sonore ou bien en tant que schéma formel). La chanson de variété, on la retient facilement, on peut la répéter inlassablement. Elle utilise un vocabulaire simple, toujours un peu mièvre, toujours un peu pauvre. On l’aime bien parce qu’elle touche forcément notre sensiblerie ; elle indique le déjà entendu, le déjà vu, le déjà senti - la nostalgie. Familière, domestique, elle rassure. Dans l’univers de Pierre Ardouvin, la chanson de variété fonctionne comme un appât. Niaise mais séduisante, facile et entêtante, elle attire le spectateur dans des dispositifs qui se révèlent par ailleurs souvent âpres, inquiétants, grinçants. Du linge étendu sur la terrasse, c’est joli. C’est une pratique qui sent bon le soleil et la méditerranée. C’est follement couleur locale. De fait, ça fleure aussi souvent la misère... On dirait le sud, c’est comme souvent chez Pierre Ardouvin, un mélange subtil de dur et de mou, de noir et de rose, d’amer et de sucré, d’inattendu et de familier. Une rencontre improbable entre des éléments qui appartiennent à deux mondes différents et a priori antagoniques. D’un côté le sud, la vie domestique, l’usage, le profane, le vulgaire, le populaire ; de l’autre la capitale, le monument, le symbole, l’histoire, le sacré, la majesté, l’inaccessible. Dans les années 30, lors de la construction du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, édifice très classiquement sobre du 16ème arrondissement, de nombreux artistes sont intervenus pour décorer et animer les lieux (installant des centaures et des naïades le long des escaliers extérieurs, une fontaine, une allégorie à la gloire des arts en bas-relief, une allégorie de la ville de Paris sur une porte...). Soixante-dix ans plus tard, Pierre Ardouvin prend la relève durant les travaux de rénovation du musée en venant très littéralement et très impudiquement animer les lieux à sa façon : étendre des kilos de linge sur des fils tendus le long d’une des façades. Plutôt que de vanter les lieux avec des artifices lourdement symboliques, comme ses devanciers, son intervention sera un son et lumière incongru et inconvenant ; un spectacle déplacé. Le déplacé, au sens littéral comme au figuré, est une caractéristique très présente dans le travail d’Ardouvin. Que ce soit lorsqu’il enferme le dernier étage du Palais de Tokyo dans un immense filet (Nasseville), quand il installe une plate-forme d’échafaudage à l’intérieur d’une ancienne usine de coutellerie (Enfer au Creux de l’Enfer à Thiers), quand il bâtit une fontaine en carton-pâte dans un ancien moulin (La cascade à Cimaise et Portique à Albi) ou quand il organise un baloche en plein air au milieu des Halles à Paris (Le bal perdu), Pierre Ardouvin investit toujours les lieux de façon déplacée, introduisant des confusions géographiques, métaphoriques, sentimentales, créant des hiatus, des béances, des ambiguïtés ou au contraire des liaisons inattendues ; et en même temps, ce geste n’est jamais gratuit ni purement incongru. Car au-delà (ou en deçà) de cette opération de déplacement, il y a toujours aussi une sorte d’évidence, une justesse qui lui évite de tomber dans les facilités de l’absurde, du grotesque ou de la critique institutionnelle. Et cette évidence, c’est sans doute celle des sentiments. Car l’art de Pierre Ardouvin n’est pas tant d’installer des « dispositifs » ni de mettre en scène des situations, que de créer des cadres ou des décors à l’intérieur desquels peuvent s’engouffrer des sentiments - et pas forcément des bons, ceci n’étant pas une affaire de morale. » Elisabeth Wetterwald Présentation type carte routière / Format : 96 x 130 cm dépliée / ISBN : 2-87900-946-4 / PVP 14 € / Bilingue : français - anglais / Carte éditée à 500 exemplaires, numérotée, signée par l’artiste / Vendu en ferme, sans autorisation de retour. Éditions Paris Musées Date de parution : novembre 2005 Diffusion-distribution en librairies : Paris Musées Contact : Philippe Magnani / T : 01 56 95 07 52 / Mail : pmagnani@paris-musees.asso.fr
Dernière mise à jour le 26 juin 2018

Paris-Musées - Service Diffusion

27 rue des petite écuries
75010 Paris 10
France
Téléphone : 01 56 95 07 52
Site internet : www.parismusees.com