Skip to Content

Galerie Bernard Jordan

PHILIPPE RICHARD

Souvent d'ailleurs parfois

Arts plastiques - Exposition

09 avril • 30 mai 2009
Cette nouvelle exposition de Philippe Richard a lieu en même temps que celle au Musée Matisse* au Cateau-Cambrésis où Philippe Richard a investi les salles Matisse et Herbin ainsi que les espaces d’accueil du musée. Autant l’exposition au Musée Matisse met l’accent sur les objets peintures et sur des dispositifs en relation directe avec d’une part l’architecture et d’autre part avec les œuvres de Matisse et Herbin, autant celle de la galerie se concentre sur une présentation des peintures récentes : …“Je cherche à ce que chaque peinture devienne une matrice, une équation picturale qui permette d'imaginer tout un ensemble de peintures qui appartiendraient à une même famille mais qu'il devient obsolète de peindre puisqu'elles sont contenues en germe dans celle qui a été réalisée. Il se pose alors la question de réaliser celle qui sera le plus à même de contenir toutes les autres. Ça m'oblige à peindre d'une manière "serrée", pour capter une certaine intensité, et en même temps à laisser le tableau "ouvert"… …“ Les peintures que je peins sont abstraites. Ce que je cherche, c'est retrouver en quelque sorte le squelette de la peinture. C'est pour cette raison que j'ai décidé de n'utiliser seulement que quelques éléments basiques: les points, les lignes, quelques couleurs. Pour résumer en quelques mots ce que je fais, c'est rechercher au travers de la peinture une certaine simplicité…“ …“ Une fois, dans un entretien, j'ai comparé chaque peinture à autant de lieu du crime possible. Je m'explique. Quand quelqu'un, un policier, est appelé sur le lieu d'un crime, il ne peut voir que le résultat de cette action et bien-sur pas l'action. Il appréhende d'abord l'espace dans sa globalité. Il est ensuite confronté à toutes sortes d'indices, certains peut-être capitaux, d'autres sans intérêt. Mais au début de son enquête, il ne peut en négliger aucun. Une peinture est aussi le résultat d'une accumulation de gestes, d'évènements, d'indices qui déterminent ensemble ce qu'on nomme le tableau. En peinture, on peut aussi vouloir tromper son monde, mener en bateau le spectateur. Chaque indice, chaque empreinte, peut nous entrainer sur une fausse piste. Et des tableaux à l'apparence très simples peuvent devenir, à mesure qu'on s'y intéresse, plus captivants et beaucoup plus complexes…“ Philippe Richard.
dernière mise à jour le 23 sept. 2011
Galerie Bernard Jordan
77, rue Charlot
75003 Paris 03
Paris - (75) / Ile-de-France
01 42 77 19 61
Responsable : Bernard Jordan