Skip to Content
Centre national des arts plastiques

Nicolas MILHÉ

Share Share Share Share Share

Biographie

« Jeune artiste français né en 1976. Premières réalisations : fin des années 1990. Spécialité : esthétique de perturbation et création contextuelle. » Ainsi pourrait se résumer, en termes lapidaires mais précis, la biographie de Nicolas Milhé.

Esthétique de perturbation ? La plupart des œuvres de Milhé, en effet, ont vocation à déranger l’ordre des usages, des représentations, des attentes. Création contextuelle ? L’œuvre d’art, par Milhé, est en effet conçue au prorata d’un contexte défini, qu’elle « travaille » en retour à sa manière propre.

Ce que sont, au-delà de ces généralités, les œuvres caustiques et adaptées de Nicolas Milhé ? On les classera en trois catégories, fréquemment recoupées, selon qu’elles souscrivent, 1, à une poétique du détournement, 2, au principe de l’activisme dérangeant, 3, à l’intervention à contre-pied en milieu urbain.[...]

 

[...] Jouer de la polysémie potentielle des signes. Déranger-reranger. Faire et refaire mais à toutes fins de faire autrement, pour signifier qu’on peut toujours voir les choses autrement. C’est de manière assumée, ouverte et militante que l’art selon Nicolas Milhé se fonde sur un principe moteur, celui de la transformation. L’artiste n’est pas d’abord un inventeur. Un transformateur, plutôt. Transformateur, en l’occurrence, d’esprit séditieux : le détenteur d’une énergie transformiste vouée tant et plus à s’exercer à l’attentat sémiotique. On l’a compris, les logiques à l’œuvre ici s’avèrent moins consensuelles, quêteuses d’esthétisme, que polémiques.

Redistribution (des repères), corruption (des signes établis), pollution (des consciences) sont chez Milhé autant de maîtres mots d’une poétique hantée par cet effroi : que l’art puisse ne servir à rien, et se révéler sans conséquence. Fourbir le stock artistique, ajouter à la masse des créations contemporaines? Pourquoi pas. Ce faisant, on peut aussi choisir de faire ce qu’il faut comme il le faut pour en dire plus, et nommément que l’ordre social mis dans les choses est un effet non forcément fatal de l’autorité. Dans ce sens, dont le spectateur de cette œuvre incisive fera ce qu’il veut, s’il le veut – la correction de l’ordre établi.

(Extrait de Paul Ardenne, Nicolas Milhé, Du bon usage du contre-emploi, in Chantier public, coédition 40mcube et Archibooks, 2005, p.53 et 55.)

Source : 
Centre national des arts plastiques
Dernière mise à jour le 29 févr. 2016
Site internet :

Événements

Paris Photo

Dead cities

Grand Palais - Paris 08
15 • 18 novembre 2012

Origins

(une proposition de Studio 21bis)

Centre d'Art Bastille - 38000 - Grenoble
30 septembre • 25 novembre 2012

« L’Histoire est à moi ! »

22° édition

Association Printemps de Septembre à Toulouse - Toulouse
28 septembre • 21 octobre 2012

Dead Cities

Melanie Rio Fluency - Nantes
01 juin • 21 juillet 2012

La dent et le couteau

Avec Antoine Dorotte, Jérémie Gindre, Sébastien Gouju et Nicolas Milhé

In extenso - Clermont-Ferrand
31 mai • 13 juillet 2012

Voir également

Zoo galerie

49 chaussée de la Madeleine
44000 Nantes
France
Site internet : http://www.zoogalerie.fr

Melanie Rio Fluency

3 place Albert Camus
44000 Nantes
France
Téléphone : 02 40 89 20 40
Site internet : Melanie Rio Fluency

Documents d'artistes Nouvelle-Aquitaine

10, Quai de Brazza
33100 Bordeaux
France
Téléphone : 06 86 14 45 93
Télécopie : /