Centre national des arts plastiques

Rendez-vous

2018

Septembre

14-15-16

Pantin

Rue Cartier-Bresson

81


Les 14, 15, 16 septembre, le Centre national des arts plastiques (Cnap) ouvre les portes de sa « nouvelle adresse » à Pantin.

Le temps d’un week-end, le Cnap invite à expérimenter le site : performances, musiques et paroles live, œuvres in situ, salon d’écoute et cinéma éphémères participent du bivouac.

Une nuit de fête prolonge la soirée inaugurale.

L’art s’immisce pour la première fois dans le bâtiment et le Cnap fait ses premiers pas dans son nouveau voisinage pantinois, en partenariat avec le Centre national de la danse (CND) et le Centre national édition art image (Cneai).

Faire vrombir le vide, perturber une perspective, convoquer les fantômes et chemin faisant, énoncer à la fois une promesse et un souvenir.

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L’entrepôt de 25 000 m2 est donné à voir avant le lancement des travaux qui lui permettront d’accueillir, en 2022, le nouveau Cnap. Les espaces immenses et bruts sont offerts à la flânerie et à l’attention du visiteur, dans une configuration sans lendemains ni précédents.

La nouvelle adresse ne campe pas un impossible musée, n’égrène pas de monuments, mais célèbre et intensifie une expérience, la rencontre sensible avec un lieu et son imaginaire. Le visiteur sera invité à déambuler dans les pas des performers, à s’immerger dans des œuvres sonores qui se ressentent autant qu’elles s’écoutent, à éprouver et à rêver cette nouvelle adresse.

Œuvres de la collection et commandes inédites cohabitent, disposées sur le plateau du rez-de-chaussée comme sur une place publique. La peinture / lumière murale de Flora Moscovici, le dessin aérien d’Esther Ferrer, les instruments de Tarek Atoui, le gonflable Video Ozone de Dominique Gonzalez-Foerster, Bernard Joisten, Pierre Joseph et Philippe Parreno constituent autant de stations, activées ponctuellement lors des trois jours d’ouverture.

Les sculptures, installations et performances de Nicolas Moulin, Amalia Pica, Cécile Paris, Davide Balula et Alex Cecchetti semblent émaner du bâtiment, évoquant un passé volontiers fantasmatique.

La programmation du Cinéma du Cnap, une salle temporaire confortablement installée au cœur de l’édifice, propose en continu des films acquis ou soutenus par l’institution, en écho avec ce parcours.

Dans des espaces encore vides, les œuvres se racontent et initient un dialogue avec les lieux. La conférence de Grégory Buchert et la cérémonie de Béatrice Balcou mettent en scène les vies possibles des œuvres d’art. L’amphithéâtre mobile imaginé par Olivier Vadrot, Cavea, accueille la parole d’artistes invités à partager Des images secrètes, images mentales qui viennent peupler fugacement les espaces.

Concerts, performances sonores et playlists diffusés par L’Écouteur (un salon d’écoute conçu par Jean-Yves Leloup et Laurent Massaloux) font résonner le bâtiment de vibrations électro-acoustiques, d’hymnes et de confidences.

La soirée du vendredi 14, élaborée avec le CND, ouvre les festivités avec une performance inédite de Monster Chetwynd et un concert de Shrouded & The Dinner / The Tic Tac of the Charmed Clock (Marmelade), un collectif d’artistes musicien·ne·s exceptionnellement réuni·e·s pour l’occasion. La nuit se poursuit avec un line-up / carte blanche à The Post Post, qui investit pour quelques heures de clubbing les futures réserves du Cnap.

Tout au long du week-end, les live se succèdent : Stephen O’Malley et Émilie Pitoiset se produisent aux côtés d’Ève Aboulkheir, Jean-Luc Guionnet, Seijiro Murayama, Davide Tidoni, artistes invités par le Cneai dans le cadre du festival de performances sonores « LIVE = ».

La nouvelle adresse construit une situation temporaire faite de sculptures vivantes, sonores, gonflables, de fils tirés, d’écrans suspendus, de corps en mouvement. Elle tient un peu de tous les rituels, emprunte à toutes les fêtes —baptême, crémaillère, au-revoir— pour finalement souhaiter, en premier lieu, la bienvenue.


Une programmation composée par Juliette Pollet,
avec Pascal Beausse, Philippe Bettinelli, Pascale Cassagnau, Sandra Cattini, responsables de collection (Cnap), et Max-Louis Raugel (programmation LIVE =), Aymar Crosnier et Fany Corral (soirée CNAP × CND).
Production artistique : Marc Sanchez, directeur du pôle développement culturel, partenariats et éditions (Cnap).

Tout le week-end

Tarek Atoui

Iterations on Drums, 2016 – 2018
Installation

Depuis 2012, Tarek Atoui travaille à un projet protéiforme, WITHIN ; une exploration sensorielle de la matière sonore qui prend comme point de départ la manière dont les personnes sourdes et malentendantes perçoivent le son. La forme et la jouabilité des instruments présentés à La nouvelle adresse, les Iterations on Drums, dessinées par Thierry Madiot, sont nées de ces recherches : les sons qu’elles produisent sont d’abord ressentis dans les mains avant d’atteindre les oreilles. L’étape pantinoise est l’occasion de susciter une nouvelle collaboration, cette fois-ci avec le collectif BrutPop

Tarek Atoui (lb, 1980), est artiste et compositeur. Il vit et travaille à Paris. Son travail
 a été présenté notamment au Today’s Art Festival (La Haye) ; à la Transmediale (Berlin) ; à la Biennale de Sharjah (Émirats arabes unis) et au New Museum (New York).

bureauplato.com
Béatrice Balcou

She Falls Down Placebo, 2017
Cérémonie sans titre #10, 2017
Sculpture et performance

Béatrice Balcou crée des situations qui mettent en jeu nos manières de regarder et de percevoir les objets. Durant ses Cérémonie sans titre, elle prend soin de l’œuvre d’autrui, la rend visible, pour une brève mais intense parenthèse de contemplation. L’artiste s’est en amont exercée au geste juste sur une sculpture dite placebo, réplique exacte mais en bois de l’œuvre. Cette ritualisation des gestes coutumiers de la conservation et de l’exposition participe au baptême des futures réserves du Centre national des arts plastiques.

Béatrice Balcou (fr, 1976) vit et travaille à Bruxelles. Parmi ses expositions personnelles récentes, on peut citer, en 2014, « Walk in Beauty », au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, ou encore, en 2016, « Tes mains dans mes chaussures », à La Galerie (Noisy-le-Sec).

beatricebalcou.com

Œuvre visible tout le week-end.
Performance le samedi à 14 h et à 17 h
sur réservation uniquement.
Contact : cassandre.langlois@culture.gouv.fr

Julien Carretero

Mobilier d’accueil, 2018
Œuvre in situ

Julien Carretero conçoit le mobilier d’accueil de La nouvelle adresse en déplaçant et en détournant des matériaux trouvés dans le bâtiment. Il se saisit en particulier des vestiges des bureaux de l’entreprise qui précédait le Cnap. Éléments de mobilier et d’architecture standardisés s’échappent de leur grille habituelle pour se prêter ici à un jeu de construction. Avec cette commande élaborée en quelques jours sur place, le designer poursuit son travail d’investigation des frontières poreuses entre production industrielle et artisanat.

Julien Carretero (fr, 1983) a ouvert son studio en 2007 à Eindhoven, après des études à la Design Academy. Il s’installe ensuite à Bruxelles.

www.juliencarretero.com
Esther Ferrer

Proyectos espaciales : modulo rojo A, vers 1988
Œuvre in situ

Esther Ferrer a commencé à travailler sur la série des projets spatiaux dans les années 1970, en réalisant de nombreuses maquettes en fils et en carton. Des principes mathématiques rigoureux guident l’espacement des lignes, leur rythme, leurs directions. Sur le plateau du rez-de-chaussée de La nouvelle adresse, avec un minimum d’éléments, le modulo rojo modifie subtilement les caractéristiques de l’espace, altère sa perception et sa traversée, le rend quasi palpable. Par là même, l’installation agit sur le corps du visiteur.

Esther Ferrer (es, 1937) vit et travaille à Paris. Elle est connue pour son travail de plasticienne et pour ses performances. Elle définit son travail comme relevant de l’« art / action », pratique éphémère, plutôt que de l’ « art / production ».

estherferrer.fr
Flora Moscovici

Do You Love Me Now that I Can Dance ?, 2018
Œuvre in situ

Les peintures de Flora Moscovici entrent en résonance avec des lieux spécifiques, en révèlent les particularités spatiales et en modifient la perception. L’artiste a travaillé plusieurs semaines sur place pour allumer selon ses mots « de grandes lueurs » qui envahissent murs, sol et piliers. Son œuvre in situ Do You Love Me Now that I Can Dance joue de la lumière naturelle et d’une lumière fictive, celle des spotlights colorés d’une piste de danse.

Flora Moscovici (fr, 1985) vit et travaille à Douarnenez. Parmi ses récentes expositions personnelles, on peut citer, en 2017, « Adagio », à la BF15 (Lyon) ; « Viridité dans le gymnase », au DOC (Paris) ; « A Coat of Many Colors » ; à la GDM – galerie de multiples (Paris) ; « Coma coloris vif », à la Maison Salvan (Labège), puis, en 2018, « Comme les impressionnistes » à La Vitrine, antenne culturelle du Plateau (Paris).

www.floramoscovici.com
Nicolas Moulin

Goldbarrgorod, 2008
Installation

Des carcasses d’ordinateurs et de serveurs désossées, empilées et assemblées, composent le paysage monumental de Goldbarrgorod (2008). En révélant ainsi « les formes de l’ingénierie », Nicolas Moulin met en œuvre l’éthique du courant brutaliste, théorisé notamment par Peter et Alison Smithson. Ce travail sur l’imaginaire et la doctrine architecturale est contaminé par la question de l’obsolescence technique : le matériel informatique hors d’usage est ici « recyclé ». Mais, comme le dit l’artiste, « au-delà d’un discours sur l’obsolescence de l’informatique, le réel sujet de cette pièce pourrait être la part « durable » de l’architecture, c’est-à-dire ce qui reste, une fois que tout a été érodé ou détruit par le temps ou les aléas »

Nicolas Moulin (fr, 1970) vit et travaille à Berlin. Sa pratique se déploie à travers la vidéo, la photographie et l’installation. Avec la fondation du label GRAUTAG Records, il investit également le domaine de la création sonore et de la musique.

Olivier Vadrot

Cavea, 2016
Installation

Cavea (2016) accueille pour le week-end le programme Des images secrètes. Ce dispositif nomade et adaptable permet en quelques heures de créer un espace pour la parole, au sein des architectures les plus variées. Le projet synthétise les recherches récentes menées par Olivier Vadrot sur les proportions des assises : des gradins de théâtres antiques au design vernaculaire des bancs de différentes communautés.

Olivier Vadrot (fr, 1970) vit et travaille à Beaune. Ses réalisations ont pour point commun une échelle quasi architecturale. Elles questionnent les modalités actuelles de diffusion de l’art, qu’il s’agisse d’œuvres visuelles, sonores ou textuelles.

vadrot.com
Cécile Paris

Le Fantôme du dance floor, 2018
Œuvre in situ

Cécile Paris a déplacé pour quelques semaines son bureau à La nouvelle adresse. Elle y poursuit les activités de Code de nuit©, à la fois plate-forme, atelier, laboratoire et zone de tournage sur la nuit. Initié au 104, en 2010, Code de nuit© a connu plusieurs activations et formats d’expérimentation. À Pantin, l’artiste a invité amis et personnalités à deviser de la nuit pour partager connaissances et sentiments. Elle a rassemblé et produit des notes de travail, des souvenirs, des choses à faire, des playlists, des fictions, que le visiteur est invité à découvrir au cours de sa déambulation. La boîte de nuit et ses fantômes prennent leurs quartiers dans un cubicule du deuxième étage, espace autrefois dévolu aux tâches administratives du précédent locataire.

Cécile Paris (fr, 1970) vit et travaille à Paris et enseigne à l’école des Beaux-arts de Nantes.

commelaville.net
Amalia Pica

If These Walls Could Talk, 2010
Œuvre in situ

Les œuvres d’Amalia Pica mettent fréquemment en place des systèmes de communication avec une simplicité de formes et de moyens. L’artiste s’intéresse aux canaux alternatifs, au cryptage et au secret. Ces notions, associées à la censure et la clandestinité, renvoient au climat social et politique de l’Argentine sous la dictature, pays d’origine de l’artiste. L’installation If These Walls Could Talk (2010) évoque des souvenirs d’enfance et les expériences rudimentaires de physique sur la propagation du son. Le titre est ici explicite : si les murs pouvaient parler, que révèleraient-ils ?

Amalia Pica (ar, 1978) vit et travaille à Londres. Parmi ses récentes expositions personnelles, on peut citer, en 2013, celle au Museum of Contemporary Art de Chicago ; en 2014, « One Thing after Another », à La Criée (Rennes) ou, en 2017, « Please Open Hurry », à l’Institute of Modern Art de Brisbane.



Le Cinéma

En continu

Le cinéma réunit 19 « pièces faciles », issues
 de la collection du Centre national des arts plastiques, pour un cinéma qui se performe.

Si, comme le rappelle Claudia Triozzi,
la performance consiste, pour un artiste, à se tenir hors de la représentation, ainsi qu’à être déporté hors de soi,
la performance met aussi en œuvre un autre usage du temps qui désubjectivise les gestes, les actes, les situations.

Tel est le cinéma performatif que sont en train d’inventer véritablement aujourd’hui un certain nombre d’artistes : un cinéma qui « performe » littéralement à la fois son contenu et sa forme, dessinant des boucles temporelles inédites.

Ces constructions temporelles s’élaborent à partir de partitions, qui jouent un rôle récurrent dans l’art contemporain. Partitions de sons au sens musical du terme, mais aussi de gestes, d’attitudes, pour modéliser des expériences, des formes à interpréter, à rejouer, portant ainsi les œuvres sur les confins de la musique, du cinéma et de la danse.

Avec les œuvres, issues de la collection du Cnap, de :

Lothar Hempel
Me, Myself and I, 1993

L’artiste déguisé en pop star mime une gestuelle simplifiée de la représentation amoureuse sur un play-back de tubes des années 1970.

Durée : 8'

A Very Sad Story, 1993

L’artiste, grimé en Arlequin, décrit, tout en s’enivrant, la solitude d’un homme en panne d’inspiration à Venise.

Durée : 7'51"

Superstar, 1993
Le concert d’un groupe de rock féminin filmé dans un sous-sol. La caméra à l’épaule passe d’un visage féminin à l’autre, en phase avec le rythme de la musique.
Durée : 8'

Laetitia Benat
Indian Summer, 1997

Trois jeunes filles oisives sont filmées lors d’une soirée en club. Des bribes de conversations sont saisies dans une succession de scènes variant les angles de vue.

Durée : 15'18"

Kelly Lamb
Jumprope, 1998 – 2000

La vidéo montre les chevilles – tatouées de deux mots, respectivement Evil et Good – de l’artiste, qui saute
 à la corde, au rythme d’une ritournelle empruntée à un western spaghetti.
Durée : 2'

Caught Inside / Kiss, 1999 – 2000

Un baiser interminable échangé
entre deux personnages filmés de dos, sur fond de pop music.
Durée : 3'

Alexandre Perigot
Kill Kill Choregraphie, 1996

L’artiste a demandé à une vingtaine
de personnes de jouer leur propre mort devant la caméra : une mort violente due à l’impact d’une balle.

Durée : 4'

Synopsis Catharsis, 1998

Sur le toit d’un immeuble à Aubervilliers, l’artiste met en scène des personnes rejouant une séquence de combat
 de leur jeu vidéo préféré, accompagnée d’effets spéciaux de la télévision
 et du cinéma.

Durée : 1'40"

Brice Dellsperger
Body Double 17, 2001

Des sœurs jumelles dans une boîte
 de nuit : une reprise d’un passage central de Twin Peaks : Fire Walk with Me
 de David Lynch. L’œuvre redouble la question du trouble de l’identité
 au cœur du film.

Durée : 16'27"

Body Double 23, 2007 – 2010

Un portrait du Dalhia noir, Elisabeth Short, dont le meurtre à Hollywood,
en 1947, n’a jamais été élucidé. Le film est réalisé en trois séquences, avec de fausses images d’archive et des screen tests empruntés au film éponyme
 de Brian de Palma.

Durée : 7'28"

Christian Marclay
Mixed Reviews (American Sign Language), 1999 – 2001

Un acteur sourd-muet décrit avec
des gestes une composition musicale. Ici, le silence est une évocation du son et de la musique en négatif.

Durée : 30'

Claudia Triozzi
Five Years, 2000
Un long plan fixe dans lequel
 la performeuse-vidéaste énumère les marques des automobiles qui défilent sur une voie d’autoroute.
Durée : 6'

Un programme conçu par Pascale Cassagnau

L’Écouteur

En continu

Un salon d’écoute se niche au deuxième étage. L’Écouteur, conçu par le designer Laurent Massaloux et le programmateur et critique musical Jean-Yves Leloup, répond à la nécessité d’inventer une forme d’exposition adaptée aux créations sonores. Son design confère une incarnation spatiale au temps de l’écoute, créé une pause dans le cheminement du visiteur. Prenant acte des nouvelles habitudes de « consommation » de la musique – lecteur MP3, création de playlists –, L’Écouteur en propose une version collective et conviviale.

La programmation réunit des œuvres de la collection du Cnap et décline les notions
 de traduction, transcription
 et de description, entre l’ekphrasis et le palimpseste sonore.

Avec les œuvres de :

Boris Achour
Flashforward, 2002
Deux pistes sonores s’entremêlent, l’une constituée d’extraits radiophoniques de chansons, de sons, qui se répètent
 et se superposent, et l’autre d’une discussion, autour de l’idée du temps, entre l’artiste, Éric Mangion et François Piron. Le Flashforward est une figure de style littéraire et cinématographique consistant à briser la continuité temporelle.

Pierre Alferi
En Micronésie, 2005
Une action romanesque, mise en musique par Rodolphe Burger, dont les vers
 sont composés de légendes de romans illustrés de Jules Verne, réagencés
pour faire naître de nouvelles images.

Saâdane Afif
Le projet sonore Lyrics de Saâdane Afif transpose en musique ses expositions, qui font systématiquement l’objet
 de commandes de paroles à d’autres artistes. Chaque chanson se rapporte à une œuvre exposée, la seule contrainte étant d’en conserver le titre original,
et d’en proposer une interprétation personnelle. Les textes sont ensuite mis en musique.
Avec des paroles de Maxime Matray, Tom Morton, Mick Peter, Vale Poher, Lili Reynaud Dewar, David Sanson
 et des musiques de Marcelline Delbecq, Eddy Godeberge, La Tante Hortense, Rainier Lericolais, Tujiko Noriko, North (Julien Perez), Portradium (Ludovic Poulet) et That Summer.

Biosphere
Autour de la Lune / Drabant, 2003
Une symphonie électronique radicale
 et éthérée, inspirée par le roman d’anticipation de Jules Verne, De la Terre à la Lune, et conçue par le musicien norvégien Geir Jenssen, pionnier
de l’intelligent techno.

Marcelline Delbecq
Si le Soleil venait à s’éteindre, 2018
Une restitution par la voix de fragments photographiques et cinématographiques épars. Avec cette nouvelle commande du Cnap, une certaine histoire de l’image se fait et se défait à mesure de l’écoute.

Jérôme Poret
Short of Cylinders (titre provisoire), 2018
Une compilation de ritournelles puisées dans la collection de disques du PHONO Museum de Paris. Diffusée dans les lieux publics sur des gramophones, cette nouvelle commande du Cnap dessine un va-et-vient entre restauration d’une écoute disparue et effacement d’une prosodie.

Une programmation de Pascale Cassagnau

Des images secrètes

Samedi et dimanche : 14 h 30, 16 h 30, 18 h 30

Cavea, l’amphithéâtre créé par Olivier Vadrot, accueille, durant tout le week-end, Des Images secrètes.

Au mur de l’atelier des artistes, des images sont punaisées, vissées, scotchées. Il ne s’agit pas de leurs créations,
 mais des images d’autres artistes ou
 de documents issus de la culture visuelle au sens élargi. Ces images accompagnent leur vie et leurs réflexions. Elles ne sont ni de simples références ni des modèles, mais des sources d’inspiration et de courage.

À l’occasion de La nouvelle adresse, des artistes sont invité·e·s à venir parler pendant quelques minutes d’une image secrète, qui vit avec intensité dans leur atelier, dans leur cerveau, dans leur cœur, et anime leurs œuvres comme une compagne, une étincelle, un déclencheur, un moteur... un rêve éveillé qui irrigue leur travail de pulsations sensibles.

L’image pourra être projetée ou simplement évoquée par le discours, sous forme d’une ekphrasis, une image mentale.

Une programmation imaginée par Pascale Beausse avec :
Margaux Bricler, Anne-Marie Filaire, Cécile Hartmann, Suzanne Lafont,
Marc Lathuillière, Manuela Marques,
Francis Morandini, Frédéric Nauczyciel,
Gerald Petit, Bernhard Rüdiger, Claire Tenu, Anaëlle Vanel.

Samedi 15 septembre
14h30 : Margaux Bricler / Gerald Petit
16h30 : Anne-Marie Filaire / Anaëlle Vanel
18h30 : Claire Tenu / Bernhard Rüdiger

Dimanche 16 septembre
14 h 30 : Francis Morandini / Manuela Marques
16 h 30 : Marc Lathuillière / Frédéric Nauczyciel
18 h 30 : Cécile Hartmann / Suzanne Lafont


Vendredi 14 septembre

Dominique Gonzalez-Foerster, Bernard Joisten, Pierre Joseph, Philippe Parreno

Vidéo Ozone, 1989
Œuvre in situ / De la tombée de la nuit à la fermeture.

La nouvelle adresse offre l’occasion de montrer à nouveau Video Ozone (1989). Extraits des films super 8 et 16mm, images de synthèse, dessins animés s’enchaînent sur fond de house music. L’œuvre est définie par ses créateurs comme « un clip qui s’attacherait plus à nous montrer les effets de passage que les images elles-mêmes ». Ce montage médiatique et hypnotique témoigne des rapports complexes qu’entretiennent les êtres humains avec la planète, à une époque où les angoisses environnementales viennent assombrir le vieux mythe d’un homme maître et possesseur de la nature.

Dominique Gonzalez-Foerster (fr, 1965), Bernard Joisten (fr, 1962), Pierre Joseph (fr, 1965), Philippe Parreno (fr, 1964) se sont fréquemment associés, de la fin des années 1980 au début des années 2000, pour concevoir œuvres et expositions.

www.dgf5.com
bernard-joisten.com
Monster Chetwynd

Vionnet and Ethical Capitalism, 2018
Performance / 20 h 30 21 h (décor visible tout le week-end)

Monster Chetwynd conçoit pour l’occasion une nouvelle performance Vionnet and Ethical Capitalism. Elle rend hommage à la styliste Madeleine Vionnet (1876 – 1975), restée célèbre pour son engagement social. La vie de la couturière devient ici un motif narratif et politique pour aborder certains des sujets chers à la performeuse britannique : le travail collectif, la potentielle puissance transformatrice de l’art sur la société. L’économie des spectacles de Monster Chetwynd, à la fois bricolés, improvisés, savants et excessifs, vise à instaurer une forme de relation émancipatrice avec le spectateur. Le grotesque, l’outrance et la prise de risque sont ici des stratégies d’interaction.

Monster Chetwynd (gb, 1973) vit et travaille à Glasgow. Elle est régulièrement invitée à exposer et à performer dans des institutions internationales, par exemple, en 2018, au Middelheim Museum (Anvers), et au Plateau (Paris).

Shrouded & he Dinner / The Tic Tac of the Charmed Clock (Marmelade)

Concert et performance / 21 h 30 23 h (décor visible tout le week-end)

Shrouded & The Dinner, ce gruppetto en lâcher-prise musical, n’a de cesse, depuis 2012, de contrefaire et réinventer ses propres compositions au gré des concerts. Dans le cadre La nouvelle adresse, Shrouded & The Dinner prend la pleine mesure de ce lieu rempli d’échos, de réverb et de chausse-trappes sonores, et propose une grande chorale. Musiciennes (ns), non musiciennes (ns), actrices (eurs), imitatrices (eurs) et même souffleuses (eurs) interprètent sous la forme de séquences le récit d’une journée avalée où les usages, l’ordinaire et le rêve se feront l’ariette de ces petits instants.

Avec Kamel Abdessadok, Madeleine Aktypi, Sylvain Azam, Ludovic Debeurme, Lisa Duroux, Adel Ghezal, Magali Halter, Lina Hentgen, Louise Hervé, Vincent Israel-Jost, Raphaël Julliard, Astrid de La Chapelle, Sophie Lamm, Valentin Lewandowski, Fanny Michaëlis, Angeline Ostinelli, Perle Palombe,
Pierre Ryngaert, Gauthier Tassart, Julien Tiberi, Valentina Traïanova, Giuliana Zefferi.

Soirée clubbing
Cnap × CND, carte blanche à The Post Post

23 h 5 h
(entrée libre dans la limite des places disponibles)

L’immense plateau du rez-de-chaussée se transforme en club pour une seule et unique nuit. Le Cnap et le CND Centre national de la danse invitent Fany Corral pour The Post Post (son nouveau projet après le Pulp et Kill The DJ). Deena Abdelwahed, sur une proposition de SHAPE platform DJ et productrice issue de la scène alternative tunisienne, Deena Abdelwahed est en train de bouleverser les clubs européens avec un son unique, mélange de bass music et d’expérimentations électroniques, secoué par des rythmiques haletantes. Plébiscitée par les plus grand festivals, elle est l’artiste en devenir qui va inverser les pôles Nord / Sud sur la carte des musiques d’avant-garde.
shapeplatform.eu/artist/deena-abdelwahed

Virginia
Résidente du temple Panorama Bar / Berghain à Berlin, DJ, chanteuse et productrice du label Ostgut Ton rcds, Virginia est aujourd’hui une figure essentielle de la scène électronique européenne. Depuis ses débuts dans les années 1990, elle porte la house comme un étendard, en sublime le versant soul quand elle prend le micro, et déroule quatre décennies de dance culture à travers des DJ sets à l’énergie euphorisante.
soundcloud.com/virginia-dj

La Fraicheur
Française basée à Berlin, La Fraicheur vient de sortir un album, sur le label Infine, qui redonne à la techno et à la house leurs lettres de noblesse : groove, énergie brute et engagement politique. Ce n’est pas pour rien qu’il a été réalisé en partie à Détroit et qu’on y parle féminisme et queerness. Les DJ sets de La Fraicheur sont le reflet de cette âme originelle des musiques électroniques.
soundcloud.com/la-fraicheur

The Post Post
Après le Pulp et Kill The DJ, Fany Corral lance The Post Post, laboratoire culturel à la croisée de la danse, de la musique et des arts. Toujours à la recherche d’un dance floor différent et engagé, The Post Post a imaginé avec le CND le line up de cette soirée.
www.cnd.fr


Samedi 15 septembre

Davide Balula

User des lieux comme des vêtements portés, 2014
Performance / En continu

La performance User des lieux comme des vêtements portés met en œuvre un extrême étirement des mouvements et du temps. Des vêtements suspendus se confondent par leurs couleurs et leurs textures aux murs du bâtiment, telles des mues que La nouvelle adresse aurait elle-même générées. Ces vêtements sont performés par des danseurs qui arpentent l’espace au ralenti. Ils les revêtent avec la même lenteur avant de les remettre en place. Leurs gestes soulignent la tension entre les corps et l’architecture.

Davide Balula (pt, 1978) vit et travaille à New York. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions, par exemple, en 2017, au Bass Museum (Miami) ou à la Biennale de Lyon.

Danseurs : Ashley Chen, Julien Monty, Mai Ishiwata
Costumière : Sandra Berrebi assistée de Sarah Boubeghla

davide.balula.free.fr

Tarek Atoui × BrutPop

Iterations on Drums, 2016 – 2018
Partition pour Iterations on Drums, 2018
Performance / Concert à 15 h, 17 h, 19 h

Depuis 2012, Tarek Atoui travaille à un projet protéiforme, WITHIN, une exploration sensorielle de la matière sonore qui prend comme point de départ la manière dont les personnes sourdes et malentendantes perçoivent le son. De Sharjah à Moscou, le projet essaime et prolifère au gré des collaborations, ateliers, résidences, concerts associant artistes, théoriciens, musiciens professionnels et amateurs, malentendants ou non. L’étape pantinoise est l’occasion d’une nouvelle collaboration, cette fois-ci avec le collectif BrutPop. Fondé par David Lemoine et Antoine Capet, BrutPop conduit des expérimentations musicales et artistiques avec des personnes autistes ou en situations de handicap mental ou psychique. Le duo a composé une partition inédite, élaborée in situ avec un groupe de musiciens réunis pour l’occasion.

Avec : Frédérique Abelin, Lavinho Cabral Santos, Jean-Michel Pancin
et, Perrine Stum

Production: PLATÔ, Anne Becker

brutpop.blogspot.com

Gregory Buchert

Le Musée domestiqué (chapitre I), 2013 – 2015
Performance / 15 h 30 16 h 50

Gregory Buchert performe dans les futures réserves du Cnap sa conférence Le Musée domestiqué, l’aboutissement d’une enquête débutée en 2015. Qu’advient-il des œuvres, qui, après avoir été exposées, n’intègrent aucune collection, publique ou privée, et reviennent à leur créateur ? Comment existent-elles dans un univers désormais quotidien, quand descendues de leur cimaise ou de leur socle, elles se font encombrantes, rejoignent le matériel à stocker et les objets usuels ?

Gregory Buchert (fr, 1983) vit et travaille à Lille. Nourri de références littéraires son travail se déploie principalement sous la forme de vidéos, de performances et allie l’humour à la réflexion critique pour explorer les nuances de l’échec et de l’irrésolu.


Dimanche 16 septembre

Alex Cecchetti

H, 2012
Performance / 12 h 19 h

Alex Cecchetti est un plasticien, poète, chorégraphe qui raconte des histoires. Son roman Tamam Shud (2018) enquête sur sa propre mort. Malgré cette disparition, l’artiste continue à œuvrer. Ces dernières années, il a mis en scène des visites du Louvre sans le Louvre, des promenades à reculons qui inverse le temps, des corps instruments dansant sur leur propre musique, des dessins érotiques qu’on ne peut contempler qu’une fois, pour s’en souvenir toujours. Performances, récits, installations, œuvres graphiques participent du même mouvement : derrière mes paupières fermées, des milliers d’images, j’ouvre les yeux, elles s’évanouissent. L’artiste investit le labyrinthe du deuxième étage, pour une nouvelle partition – ce qui s’y joue est encore un secret.

Alex Cecchetti (it, 1973) vit et travaille à Paris.

www.alexcecchetti.com

Davide Tidoni

Exaggerated Footsteps, 2018
Performance / Rendez à vous à 11 h 30 au Cneai, départ à 12 h. Arrivée à La nouvelle adresse à 13 h
Programmation LIVE =, en partenariat avec le Cneai

Le travail de Davide Tidoni prend la forme d’interventions in situ, de performances et de projets audio, qui en appellent fréquemment à la participation d’un spectateur / acteur. Il s’intéresse à la dimension relationnelle de l’écoute ainsi qu’aux effets psychologiques d’évènements auditifs primaires, se servant parfois d’explosions en extérieur ou, au contraire, de bruits doux et blancs en intérieur. Avec Exaggerated Footsteps, Davide Tidoni relie le Cneai à La nouvelle adresse, le temps d’une balade invitant à une écoute participative.

Davide Tidoni (it, 1983) vit et travaille à Bruxelles.

www.davidetidoni.name

Jean-Luc Guionnet et Seijiro Murayama

Performance / 13 h 30 14 h 15
Programmation LIVE =, en partenariat avec le Cneai

Le travail de Jean-Luc Guionnet se divise en autant de parties qu’il lui est offert d’opportunités d’agir et de penser par le son et l’image. Ces occasions ont toujours à faire avec la rencontre forte d’un « dehors » : un instrument, une idée théorique et, surtout, un ami collaborateur.

Seijiro Murayama est un improvisateur-compositeur. Il s’intéresse principalement à l’improvisation sans l’orienter particulièrement dans un but artistique. Sa démarche favorise l’attention et consiste à développer une sensibilité aux lieux, à l’énergie du public et aux qualités du silence.

Pour La nouvelle adresse, tous deux performent deux solos simultanés, espacés et endurants.

Jean-Luc Guionnet (fr, 1966) vit et travaille à Lyon. Seijiro Murayama (jp, 1957) vit et travaille à Paris. Ils jouent régulièrement en duo, depuis 2006.

www.jeanlucguionnet.eu
urojiise.wixsite.com/seijiromurayama

Ève Aboulkheir, Gauchoir et Max-Louis Raugel

Performance / 15 h 16 h 30
Programmation LIVE =, en partenariat avec le Cneai

Ève Aboulkheir, Gauchoir et Max-Louis Raugel s’associent pour la première fois. Ensemble, ils explorent les techniques d’enregistrement, de synthèse et de diffusion. Le contexte de La nouvelle adresse leur offre l’occasion d’étudier l’expérience perceptive d’une audience dans un espace vide. Ce travail collaboratif s’articule autour de la tension entre un médium immatériel numérique et un désir de présence. Le brouhaha du public, la texture du sol, la trajectoire d’une onde pure à travers l’espace constituent autant de matériaux possibles pour cette investigation, qui donne lieu à une partition mobile mettant en jeu le son et la parole, l’intention et le hasard, le corps et son observation.

Ève Aboulkheir (fr, 1991), Gauchoir (fr, 1988) et Max-Louis Raugel (fr, 1993) vivent et travaillent à Paris et à Pantin.

Avertissement : performance à haut volume sonore

Émilie Pitoiset avec Shantidas Riedacker et Matthieu Canaguier

Ophélie, 2014 – 18
Performance / 17 h 30 18 h

Émilie Pitoiset, Shantidas Riedacker et Matthieu Canaguier s’associent pour la première fois pour interpréter Ophélie. Célèbre personnage de l’ombre chez Shakespeare, Ophélie a été reprise par Heiner Müller dans Hamlet-Machine (1977). L’auteur décide de ne pas la faire mourir, et elle devient l’incarnation de plusieurs figures féminines : la propre femme d’Heiner, Inge, les militantes Rosa Luxembourg et Ulrike Meinhof ou encore Susan Atkins (membre de la communauté de Charles Manson). Ophélie est une résistante, une femme engagée qui, au cours des siècles, n’a cessé de poursuivre son désir, jusqu’à en perdre la vie. Ce concert-performance parle de femmes et d’hommes du xxie siècle, autant
de lecteurs d’Ophélie que d’Ophélie.

Émilie Pitoiset (fr, 1980) est artiste
 et chorégraphe. Son travail traite de la résistance des corps. Shantidas Riedacker (fr, 1978) est musicien et architecte lumière. Matthieu Canaguier (fr, 1979) est musicien et réalisateur de films.
 Ils sont respectivement guitariste
et bassiste du groupe Aluk Todolo.


emiliepitoiset.net
shantidas.com

Avertissement : performance à haut volume sonore

Stephen O’Malley

Solo Guitar
Concert / 19 h 20h (décor visible tout le week-end)

Stephen O’Malley est devenu une icône de la musique expérimentale, du drone, avec les groupes Sunn O))) et KTL, et la fondation du label Southern Lord Records. Influencé par les films de Tony Conrad, le travail de Richard Serra ou l’univers musical du black metal, il envisage le son comme un médium autant performatif que sculptural. En guise de point d’orgue à La nouvelle adresse, il fait vibrer et redouble l’architecture du bâtiment par des masses sonores. Á l’aide d’un imposant mur d’amplificateurs pour guitare et basse, il déploie son travail reposant sur des tenues de notes, dans une recherche minimaliste d’effets de textures permettant, à haut volume, une expérience physique partagée, entre tension et extase.

Stephen O’Malley (usa, 1974) vit et travaille à Paris. Il a participé à des centaines de concerts et de performances, partout dans le monde, depuis 1993.

www.ideologic.org

Avertissement : performance à haut volume sonore

Programme détaillé

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81 rue Cartier-Bresson, Pantin

1802

Avec la construction du canal de l’Ourcq, conçu pour favoriser les échanges commerciaux, la ville de Pantin connaît un fort développement industriel. Au même moment, la mécanisation des systèmes de fabrication nécessite de plus grandes surfaces. Pantin, disposant de vastes étendues de terrain, passe alors de ville rurale à cité industrielle.

1859

La Société française des cotons à coudre, créée par Claude Bresson, quitte Paris pour installer une filature de plus de 14 000 m2, sur un espace encore agricole qui deviendra le nouveau quartier des Quatre-Chemins, à Pantin. C’est Claude-Marie Cartier, son gendre, qui fait construire l’usine dans laquelle le fil de coton est traité, teinté, mis en bobine puis commercialisé. Le fils de celui-ci, Henri Cartier-Bresson, donne son nom à la rue dans laquelle se situe La nouvelle adresse du Cnap. Il est également le grand-père du célèbre photographe homonyme, né en 1908.

1930

À partir des années 1930, la parcelle du 81 de la rue Cartier-Bresson devient la propriété de la Brasserie de la Comète, qui, en 1962, y construit un nouveau bâtiment très proche de celui que l’on connaît aujourd’hui. L’entreprise champenoise y fabrique notamment la bière Slavia. Elle trouve à Pantin un lieu idéal pour se développer grâce à l’eau des nappes phréatiques présentes sous la ville. Un puits, toujours présent sur le site, témoigne de cette utilisation.

1970

Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire du bâtiment. La société Socobor, appartenant au groupe Perrier, s’installe dans le bâtiment. Elle produit notamment la boisson Oasis, à raison de 110 millions de bouteilles fabriquées chaque année. Rachetée en 1990 par le groupe Cadbury-Schweppes, l’entreprise produira également le Bali, l’Atoll ou le Gini, jusqu’en 1998.

1990

À la fin des années 1990, Cadbury-Schweppes souhaite augmenter sa production, or la nappe phréatique ne peut supporter des forages plus importants, ce qui met un terme à l’exploitation industrielle de l’eau pantinoise. Le bâtiment est alors racheté par le groupe Vetura – Fabio Lucci, propriétaire de la marque Tati, qui le transforme en lieu de conception et de stockage de vêtements.

2018

Le Cnap ouvre, le temps d’un week-end, les portes de sa « nouvelle adresse », avant le début des travaux du bâtiment acquis en 2017 par l’État.

2022

Le Cnap s’installe au 81, rue Cartier-Bresson.

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Adresse et horaires

La nouvelle adresse
81 rue Cartier-Bresson
93500 Pantin

Entrée libre

Horaires
Vendredi : 19 h – 5 h
Samedi : 12 h – 20 h
Dimanche : 12 h – 20 h

Accès à la nouvelle adresse

Transport en commun
Métro arrêt : Église de Pantin
Métro arrêt : Aubervilliers – Pantin – 4 Chemins
RER arrêt : Pantin


Contact presse

Pour toute demande, contactez : Brunswick Arts
CNAP@brunswickgroup.com

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Le caractère Faune utilisé dans ce document a été créé par Alice Savoie dans le cadre d’une commande du Centre national des arts plastiques en partenariat avec le Groupe Imprimerie Nationale.

Éditeur : Centre national des arts plastiques / Tour Atlantique / 1 place de la Pyramide /
92911 Paris-La Défense / France / T. +33(0)1 46 93 99 50 / F. +33(0)1 46 93 99 79

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