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Centre national des arts plastiques

Christian Berst Art brut

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jean perdrizet

deus ex machina #2

Arts plastiques - Exposition
07 juin • 13 juillet 2018

Les œuvres de Perdrizet (1907-1975) sont parmi les plus rares et les plus recherchées de l'art brut. Elles illustrent à la fois la notion de "mythologie individuelle" et font fusionner la science, la spiritualité et l'occulte en une poétique que n'auraient renié ni les pataphysiciens, ni les surréalistes. Nous lui avions déjà consacré la première et seule exposition en galerie en 2012 et la découverte de cet ensemble exceptionnel de plus de 40 œuvres est un véritable événement.


L’histoire de la science du XXe siècle n’a pas retenu le nom de Jean Perdrizet. Cet adjoint des ponts et chaussées, né en 1907, que les troubles mentaux ont trop vite écarté de toute vie professionnelle, a pourtant fasciné les scientifiques rêveurs qui ont croisé sa route. Se disant « inventeur », Perdrizet, sans relâche, a tenté d’éveiller les consciences en outrepassant, comme le font les grands chercheurs, les limites que leurs disciplines leur ont assigné. Opérant par subtils déplacements de la réalité, transgressant toutes fonctions utilitaires primaires, il vivait dans un univers occupé par sa mère et les machines célibataires qu’il chargeait d’enchanter notre univers. Perdrizet est cousin, par bien des aspects, de Camille Flammarion – pour le dépassement du monde terrestre -, de Raymond Russel – pour la poétique machinique – et de Marcel Duchamp – pour l’esthétique du mouvement. Les plans de ses inventions, qu’il adressait aux plus hautes instantes scientifiques comme la NASA, le CNRS ou le comité Nobel, sont autant d’invitations à reconsidérer les limites de la physique, en nous donnant les codes d’un ailleurs. Des « robots adam sélénites » comme ambassadeurs cosmiques de l’humanité, des « machines pour communiquer avec les fantômes », « l’esperanto sidéral » pour faciliter nos échanges avec les extraterrestres, tout ce merveilleux avec lequel Perdrizet proclamait l’abolition de la mort, avant de disparaître, trois jours après sa mère, en 1975.

Un catalogue (fr/en) de 320 p. avec les textes de Manuel Anceau, Jean Argémi, Jean-Gaël Barbara et Marc Décimo est publié.

Horaires : 
du mardi au samedi de 14h à 19h
Heures de vernissage : 
de 18h à 21h
Moyens d'accès : 
accès par le 10 rue chapon
Dernière mise à jour le 31 Mai 2018

Christian Berst Art brut

3-5 passage des Gravilliers
75003 Paris 03
France
Téléphone : 01 53 33 01 70