Skip to Content
Centre national des arts plastiques

Galerie Bertrand Trocmez

Share Share Share Share Share

Jean Hélion

peintures et oeuvres sur papier (petits formats)

Arts plastiques - Exposition
06 mars • 04 avril 2015

 

Jean Hélion est né le 21 avril 1904 à Couterne (Orne).

Il abandonne des études de chimie amorcées à Lille pour venir à Paris en 1921. Jean Hélion ne tarde pas à prendre conscience de sa vocation au gré d’un travail dans un cabinet d’architecture qui l’envoie au musée du Louvre faire des relevés.

 

De 1924 à 1928, en cherchant à construire une approche qui lui soit personnelle, sa peinture entretient alors des filiations formelles avec des artistes tels que Cézanne, Vlaminck, Matisse, Derain ou bien encore Soutine.

 

Mais c’est sa rencontre avec le peintre Uruguayen Torrès-Garcia qui l’ouvre au cubisme et au surréalisme. Une rupture décisive intervient en 1929, année où il s’installe à Montparnasse. Il fonde alors le groupe Art Concret avec notamment Otto Carslund, Tutundjian et Théo van Doesburg. Ils prônent exclusivement un art débarrassé de toute référence au réel

 

Sur le chemin de l’abstraction, Hélion également a rencontré Delaunay, Kupka, Vantongerloo, Mondrian, Arp et bien d’autres. En 1930, le groupe s’élargit et devient Abstraction-Création incluant des artistes tels que Gleizes, Herbin, Moholy-Nagy ou Schwitters.

 

En 1932, il part une première fois aux États-Unis et devient vite un membre influent de la vie artistique New-Yorkaise. Sa peinture abstraite est très estimée, ce qui lui vaut l’amitié de nombreux artistes américains, parmi lesquels Calder, Arshile Gorky et George L. K. Morris.

 

Simultanément, il devient le conseiller du collectionneur A. E. Gallatin qui fondera le premier musée d’Art moderne à New York (Museum of Living Art, de 1927 à 1943).

 

Ses peintures abstraites évoluent à partir de 1935-1936 : elles tendent à laisser entrevoir un sujet : les formes et les éléments qu’elles contiennent deviennent des Figures, pour reprendre leur titre.

 

Les textes qu’il écrit à cette époque sur Poussin notamment et Seurat ne sont pas sans expliquer l’évolution de son travail qui s’est écarté de l’orthodoxie néoplastique.

 

Hélion s’est installé en Virginie à Rockbridge Baths, où il a construit un vaste atelier. Des expositions se succèdent dans plusieurs villes des États-Unis (New York et Los Angeles) et à Paris.

 

En 1939, à la veille de la guerre, il amorce son retour à la figuration avec des tableaux célèbres, « Figure tombée » et « Au cycliste » (collection Musée national d’art moderne/Centre Pompidou) qui ouvrent sur la série des « Hommes au chapeau ».

 

Mobilisé, il quitte les États-Unis pour rejoindre la France. Fait prisonnier, il est interné dans un camp de Poméranie, puis dans un bateau-prison dans le port de Stettin. Il parvient à s’échapper et à rejoindre Paris, puis Marseille, mais c’est du Portugal qu’il embarque finalement pour l’Amérique.

De retour à New York en octobre 1942, il entreprend l’écriture d’un récit de sa captivité et de son évasion. « They shall not have me » devient un best-seller.

Il reprend son travail là où il l’avait laissé, fort des thèmes auxquels il n’avait eu de cesse de penser pendant la guerre.

A New York, il expose à la Galerie Art of this Century, dirigée par Peggy Guggenheim. Celle-ci vendra à un grand nombre de musées américains sa période abstraite.

En novembre 1944, Hélion épouse Pegeen, la fille de Peggy. Un an plus tard, son contrat avec le marchand Paul Rosenberg, prend fin : celui-ci n’apprécie pas son retour à la figuration.

Les expositions qui suivront seront également des échecs : on ne lui pardonne pas d’avoir quitté l’abstraction que pour beaucoup il symbolisait.

Pourtant, il n’y avait pas dans l’attitude d’Hélion de provocation, seulement la volonté d’aller au bout de ses idées et continuer à chercher sa propre voie.

Son travail allait demeurer marginalisé pendant les deux décennies qui suivront.

En 1946, il décide de quitter les États-Unis et s’installe à Paris. Il trouve un atelier (jouxtant le jardin du Luxembourg), qu’il ne quittera plus.

Des artistes tels que Giacometti, Balthus, Brauner, Léger, Hartung et Magnelli sont ses plus proches amis. De nombreux poètes fréquentent aussi son atelier : Francis Ponge, Yves Bonnefoy, Alain Jouffroy et surtout Raymond Queneau avec lequel il échangea une très longue correspondance de 1934 à 1967 (Imec Éditions – Jean Hélion Lettres d’Amérique).

Il situe alors sa peinture à « l’intersection du vu et du conçu, du réel et de l’imaginaire

 

De nouveaux thèmes font leur apparition : à Paris, le jardin du Luxembourg, les toits (depuis son atelier), des vanités, des scènes de rue, les bouchers des Halles et à Belle-Île, où il passe ses étés, il peint de nombreux paysages.

En 1963, il épouse Jacqueline Ventadour qui vit toujours dans l’atelier.

En 1967, il abandonne la peinture à l’huile pour des couleurs acryliques. Sa palette se transforme et il ne tarde pas à tirer parti de toutes ces nouvelles possibilités.

L’année suivante, il débute la série des « Théâtres de mai » et se passionne pour le cirque.

Une importante rétrospective lui est consacrée au Grand Palais en 1970, à l’instigation de Daniel Abadie.

En 1974, sur les conseils des peintres Gilles Aillaud et Eduardo Arroyo, le galeriste Karl Flinker entreprend une collaboration avec lui et contribue à « réhabiliter » l’ensemble de sa production, abstraite et figurative.

Durant les années qui vont suivre, d’autres expositions d’envergure vont se succéder : il est en 1980 l’un des premiers artistes occidentaux à exposer en Chine à Pékin, Shanghai et Nanchang.

 

En 1984, il expose au Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Ayant perdu la vue l’année précédente, il se consacre à deux ouvrages qu’il dicte : « Mémoire de la chambre jaune » (Éditions de l’Ensba) et « À perte de vue » (IMEC Éditions).

Hélion s’éteint le 27 octobre 1987 à Paris.

Horaires : 
Du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h
Heures de vernissage : 
Vernissage, vendredi 6 mars à partir de 18 H
Tarifs : 
gratuit
Moyens d'accès : 
Parking Cathédrale à 50 m
Dernière mise à jour le 07 janv. 2015

Galerie Bertrand Trocmez

11 rue Philippe Marcombes
Clermont-Ferrand
France
Téléphone : 04.73.90.97.97