Sélectionner, primer et exposer régulièrement les livres présentant la forme la plus aboutie, le design le plus remarquable, constitue un moyen privilégié d’encouragement vis à vis de tous ceux — éditeurs, graphistes, imprimeurs — qui contribuent à la qualité visuelle des ouvrages édités. Différents pays créèrent ainsi, dès les années 1920,
un concours destiné à valoriser leur production éditoriale nationale. Aujourd’hui, on compte dans le monde un certain nombre de « prix des plus beaux livres ». Les ouvrages retenus dans chaque sélection nationale peuvent ensuite concourir pour le prix des « plus beaux livres du monde », décerné chaque année à Leipzig en Allemagne, et se trouvent alors présentés lors de la foire du Livre de Francfort. Les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse ou les États-Unis récompensent ainsi tous les ans les livres retenus par un jury spécialisé. Chaque pays instaure ses propres règles, les catégories éditoriales ou le nombre des membres du jury peuvent varier d’un concours à l’autre mais l’esprit général répond toujours aux mêmes exigences. Une exposition itinérante accompagnée d’un catalogue permet de diffuser les résultats. Les ouvrages primés, après avoir circulé, retournent à leur pays d’origine et viennent enrichir un fonds de bibliothèque spécialisé.
En France, un tel concours des « plus beaux livres »,
qui pourtant existait autrefois, a aujourd’hui disparu :
sa renaissance est à l’ordre du jour.