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Centre national des arts plastiques

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Détonnants détours - Le colloque

Arts plastiques - Conférence
30 novembre 2006
Produire l'art Programme de la journée : 10h : Ouverture 10h05 : Présentation par Sabine Cazenave (conservateur au Fonds national d’art contemporain), Sylvie Couderc (chargée de l’art contemporain au Musée de Picardie) 10h15 - 11h15 : Pascal Beausse, critique d’art 11h15 - 12h15 : Laurent Godin, galeriste 12h15 - 13h : point de vue d’un artiste Déjeuner 14h30 - 15h 30 : François Quintin, directeur du FRAC Champagne-Ardenne 15h30 - 16h 30 : Renaud Sabari, directeur de Art Public Contemporain 16h30 - 17h15 : débat, synthèse : table ronde avec les intervenants et Sabine Cazenave, Sylvie Couderc, Yves Lecointre (directeur du FRAC Picardie) et Jean-Marc Prévost (conservateur du patrimoine). Modérateur : Eric Valette, artiste, maître de conférences à L’Université de Picardie Jules Verne 17h30 : fin du colloque
Complément d'informations : 
Produire l'art La seconde moitié du XXème siècle voit des artistes, de plus en plus nombreux, s’appuyer ou bien se tourner résolument vers des techniques et des langages qui ne relèvent plus du champ classique des beaux arts mais du monde industriel ou bien des domaines du spectacle, ou encore des arts de la scène. De surcroît, dès que la main de l’artiste n’a plus d’implication physique dans l’oeuvre, on sait que n’importe quel produit issu du commerce peut constituer la matérialité de l’objet d’art. Ces facteurs ici évoqués, ont influé sur les modes de réalisation et de production des oeuvres en assignant dorénavant à l’artiste les rôles d’auteur, de producteur, d’ingénieur et de dirigeant d’entreprise. Souvent, il est confronté à la nécessité de réunir différents métiers afin d’exécuter des projets artistiques d’envergure mais également de commander des produits ou des services spécifiques à des sociétés ou des usines spécialisées. De telles occurrences reconfigurent à la fois la nature de l’oeuvre ainsi que le savoir faire de l’artiste. La logique même de la production n’implique pas seulement l’exécution de l’objet mais concerne une chaîne complète d’opérations, de la conception à la fabrication, jusqu’à la diffusion. Sur le modèle du manager, du chef d’entreprise, l’artiste agit et peut organiser son travail comme un maître d’ouvrage ou un commanditaire en relation avec des prestataires ou des organismes relevant de champs d’activités très divers. Au tournant des années 1960, quelques artistes ont commencé à élaborer des projets et des actions sur le modèle de l’entreprise en tant qu’organisme fonctionnel et commercial. Par exemple, Daniel Spoerri fonda les éditions MAT ainsi qu’une Epicerie où ses clients pouvaient se restaurer, de même quelques années plus tard, Gordon Matta Clark ouvrit un restaurant. De son côté Sol LeWitt fut son propre éditeur et le dirigeant de ses assistants en collaboration avec un agent d’art. Il revient à Marcel Broodthaers d’avoir conceptualisé les étapes constitutives de la production de son fameux Musée d’art moderne, de sa conception à sa communication et sa diffusion, notamment à travers les sections Cinéma et Publicité. Au cours des années 1990 le phénomène de la mondialisation et l’accroissement des économies libérales ont réorganisé les circuits de production, de la commande à la distribution, tant en ce qui concerne la géographie, la logistique et la gestion que l’économie. Ceci n’est pas sans conséquence sur le travail d’artistes comme Wim Delvoye ou Wang Du en relation avec l’Indonésie et la Chine pour la fabrication de leurs oeuvres. La création de sociétés telles que la Anna Sander Films par Philippe Parreno et Charles de Meaux a permis l’extension du champ d’action des artistes, notamment dans le contrôle exercé sur la production et la diffusion de leurs films. On notera les enjeux liés à ces questions, ici évoquées : l’un des premiers se situe dans la transformation du statut de l’art vu sous l’angle de la reproduction, lequel a été largement étudié depuis les analyses de Walter Benjamin. D’autres se manifestent plus récemment : soit des enjeux liés au commerce, à l’heure de la société de la consommation mondialisée, soit à une création de plus en plus ancrée dans une expérience de la réalité qui se définit au travers de différents modes opérationnels. On pourrait interpréter ceux-ci comme autant de découpages, de strates qui requièrent des niveaux de compétences et de spécialisations multiples remettant en question la simple division des rôles entre concepteur et exécutant. Ce colloque se propose de traiter plus particulièrement ce dernier aspect. Sylvie Couderc, Chargée de l’art contemporain au Musée de Picardie
Horaires : 
de 10h à 17h30
Partenaires : 
Ce colloque est organisé par le Musée de Picardie, la Maison de la culture d’Amiens et le Centre de recherches en art de l’Université de Picardie Jules Verne en collaboration avec le Centre national des arts plastiques.
Dernière mise à jour le 23 sept. 2011

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