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Actualités

2017-2007

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Comment ça va ? D’après Godard

Projections de films soutenus par le Cnap

Oil Art Space, Hong Kong
05 • 11 décembre 2016

Le programme Comment ça va ? D’après Godard, d'après le film éponyme de Jean-Luc Godard, de 1978, présente au Oil Art Space, Hong Kong, du 5 au 11 décembre 2016, des films documentaires et documentés, manifestant leur capacité à traverser l’Histoire, à se ressaisir de la vérité et de la réalité non comme visées en soi mais bien plutôt comme des outils, des réserves de formes pour entreprendre une trajectoire, un chemin à travers des géographies politiques complexes.
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COMMENT ÇA VA?
Dans Comment ça va ? (70’), Jean-Luc Godard filme le dialogue entre le rédacteur d’un journal communiste, syndicaliste et sa collègue, militante gauchiste, en train de monter un reportage qui présente la fabrication de leur quotidien. Ils s’opposent sur la manière de traiter l’information, en particulier sur l’utilisation et la légende de deux plans. Les deux images problématiques concernent la Révolution des Œillets au Portugal, où l’on voit civils et militaires se faire face et un affrontement entre grévistes et CRS en France lors d’une manifestation. Si le film « expose » toute la complexité des dissensions et tensions idéologiques divisant le mouvement de la gauche française, par son montage et son mouvement, il dissèque également la dimension rhétorique à l’œuvre dans toute écriture de l’information.
Les œuvres du programme Comment ça va ? D’après Godard formulent un certain nombre d’hypothèses à partager qui concernent aussi bien une retraversée de différents topos de l’art contemporain que le « faire œuvre », que la possibilité du récit en engageant la promesse « d’histoires qui demandent à être racontées », selon l’expression du philosophe Paul Ricoeur dans Temps et Récit I. Il s’agit d’un ensemble de films engagés dans une pensée du présent.
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FILMS / PROJECTIONS :

Louidgi Beltrame, Energodar, 2010, 36'.
A bénéficié du soutien à une recherche/production artistique du Cnap en 2008.
Vidéaste et cartographe de l'architecture moderniste qu'il filme à travers le monde, Louidgi Beltrame dessine dans Energodar (littéralement « don d'énergie ») le portrait d'un paysage ruiné, dans l'Ukraine post-atomique. Le film prend la forme d'une ballade-expédition à travers les villes « Atomgrads » - villes dortoirs situées à proximité des centrales nucléaires - mêlant aux images une bande-son nourrie de multiples strates d'archives sonores russes et britanniques. Mettant en œuvre une approche documentaire très rigoureuse comme dans Brasilia et Chandigarh, Energodar est un journal filmé au présent.

Valérie Jouve, Grand littoral, 2003, 20'.
A bénéficié du soutien Image/Mouvement du Cnap en 2003.
Dans les photographies et dans les films de Valérie Jouve, la ville est un espace collectif réinvesti en tant que mesure de la réalité. L’artiste tente de saisir l’indicible, les singularités, l’intime et « l’en commun », données provisoires de ces espaces architecturaux. Son film Grand Littoral est la mise en récit de l’appropriation par les gens du paysage urbain complexe que représente la banlieue marseillaise. Des femmes, des hommes, des enfants se croisent en marchant sur les collines surplombant des cités HLM, sur des passerelles d’autoroute ou de chemin de fer, créant leur propre voie. On aperçoit un centre commercial où circulent voitures et caddies Se dessinent dans ce flux, des portraits fictionnels de personnes, de lieux. Sans commentaire, sur une bande -son, réalisée par Thomas Bauer, qui répercute les bruits de la ville, Valérie Jouve livre l'instantané onirique d'un territoire hostile.

Florence Lazar, Kamen – Les Pierres, 2014, 66'.
A bénéficié du soutien Image/Mouvement du Cnap en 2012.
Les photographies et les films de Florence Lazar interrogent la fonction de témoignage de toute représentation, lorsque celle-ci se mesure au récit d'événements qui mettent en péril l'humanité. Les états de guerre ou de crise sont également des révélateurs de réalité, des « coefficients de vérité » auxquels s'attache l'artiste.
Kamen – Les Pierres poursuit la recherche de Florence Lazar sur l'écriture et l'effacement de la mémoire et de ses traces. Le film retrace l'histoire des massacres et des déportations, par les forces serbes, des populations Bosniaques entre 1992 et 1995. Le film met en perspective  l'Histoire, ses falsifications et la situation actuelle d'un pays encore dans l'état problématique de l'après-guerre : la République Serbe de Bosnie.

Martin Le Chevallier, L’An 2008, 2010, 20’.
A bénéficié du soutien Image/Mouvement du Cnap en 2009.
Les œuvres de Martin Le Chevallier déplacent un certain nombre de problématiques afférentes aux sociétés contemporaines pour en explorer toute la portée utopique : l’appropriation de sources culturelles diversifiées issues du monde des mass média, le temps humain et l’autofiction, le singulier et l’intime, ressaisis à l’échelle d’un temps commun. Les représentations singulières de soi entrent en dialogue avec un travail de l’image. L’An 2008 met en scène des séries de dialogues entre des personnages qui incarnent des figures archétypales de la mondialisation. Le consommateur français, le défricheur amazonien, l’ouvrière chinoise s’interpellent, s’accusent réciproquement de tous les maux sociaux qu’ils subissent et s’excusent pour les dommages qu’ils provoquent. La mondialisation des échanges et de ses ratés est ainsi résumée dans une fable villageoise. Le film de Martin Le Chevallier, fait ironiquement référence au film de Jacques Doillon, L’An 01, qui célébrait quant à lui, non pas le « village global » de McLuhan mais les prémices d’une révolution à venir.

Philippe Schwinger et Frédéric Moser, France, Détours, Épisode II : Ce trait c'est ton parcours, (Pierrefitte), 2011, 53'.
A bénéficié du soutien Image/Mouvement du Cnap en 2009.
Ce trait c'est ton parcours, (Pierrefitte), est le second volet d’une série de quatre épisodes intitulée France, détours dans laquelle les deux artistes suisses choisissent d’«interroger la France» et la question du vivre ensemble. Ce projet fait écho à celui mené pour la télévision, en 1978, par Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville, France/tour/détour/deux/enfants qui proposait de recenser le mode de vie des Français, en 12 épisodes de 26 minutes.  Philippe Schwinger et Frédéric Moser reprennent ici leur méthode singulière de travail, éprouvée dans leurs réalisations antérieures, véritables allégories du monde du travail et des rapports sociaux. Chaque sujet choisi fait tout d’abord l’objet de recherches documentaires approfondies: enquête de terrain, rencontres avec des professionnels afin de croiser discours et méthodologie. Puis vient le temps de l’écriture d’un scénario qui rejoue, remanie cette matière première permettant à chacun de porter son propre jugement sur ce qui sera donné à voir.
Dans le premier volet de la série, les artistes enquêtent dans la cité du Mirail à Toulouse, réalisée en 1962 par l'architecte Georges Candilis. Le film met en exergue les malentendus et les hiatus langagiers qui prennent forme entre le discours des médias et la parole des habitants de ce grand ensemble abandonné à lui-même. Le film constitue la mise en place d'une plate-forme de parole qui génère et enregistre son propre commentaire.
Le second épisode se déroule en banlieue parisienne, à Pierrefitte, avec des collégiens décrocheurs et les responsables de l'AFPAD (Association pour la formation, la prévention et l'accès au droit). Des éducateurs souvent placés hors champs de la caméra abordent avec les adolescents récalcitrants les raisons des sanctions qu’ils ont reçues. Les réalisateurs filment attentivement comment ces enfants parfois mutiques reçoivent la parole des adultes. C’est au sein de ce lieu de discussion d’un conflit, de prises de parole que la réalité se donne à voir débarrasser des évidences et des discours communément véhiculés.

Marie Voignier, Hinterland, 2009, 49’. Hearing The Shape of a Drum, 2010, 17’.
Le travail de Marie Voignier porte sur la construction de la réalité par l'écriture filmique.. Ses films mettent en doute l'architecture du réel, portant "sur un minimum de preuves", pour reprendre ici le titre d'une de ses œuvres. Si la fiction contribue à analyser le réel, le réel recadre la fiction : ses films favorisent l'espace d'un va et vient entre ces deux instances.
Hinterland porte sur un parc aquatique à thème, Tropical Islands, installé à 70 km de Berlin, que l'artiste replace dans son contexte historique et économique. Une géode gigantesque de 66 000 m2 se dresse dans la campagne est-allemande, sur un ancien site militaire des années 1930, qui devient en 1945 et jusqu’en 1992, un aéroport militaire soviétique. À propos de son film, l'artiste écrit : « Architecture démesurée, Tropical Islands ressemble à un ovni échoué au milieu d'un champ de pommes de terre, et évoque les films d'espionnage des années 1970. Tropical Islands est un symptôme contemporain de notre rapport au temps et à l'espace. Tropical Islands est le produit spectaculaire de cette histoire, l'endroit d'un basculement d'un état (socialisme) à un autre (capitalisme), d'une conception d'un monde à un autre. »
Avec Hearing The Shape of a Drum, l'artiste interroge la mise en scène médiatique d'un procès célèbre en Autriche – celui de Josef Fritzl qui séquestra sa fille pendant 24 ans dans la cave familiale - à partir du hors-champ constitué des différentes rédactions des télévisions installées aux marches du tribunal qui privées des images du procès en huis clos s’en fabriquent en se filmant entre elles.

Dernière mise à jour le 03 janv. 2017
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