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Une collection sans murs

Histoire du fonds national d'art contemporain

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1791-1959 : la constitution de la collection nationale

  • Madeleine Beat
    Allégorie de la ville de Barentin, vers 1952
    Pierre reconstituée
    136 x 89 cm
    FNAC 7557
    Achat par commande en 1952
    En dépôt depuis 1952 : Mairie de Barentin
    © D.R./CNAP/photo : CNAP

  • Jacques Ballanche
    La Résistance, 1947
    Pierre
    FNAC 7035
    252 x 203 x 22 cm
    Achat par commande en 1947
    En dépôt depuis 1949 : Mairie d' Arles
    © D.R./CNAP/photo : CNAP

  • André Abbal
    Les enfants qui poussent la boule, 1950
    Pierre
    Achat par commande en 1950
    FNAC 7410
    En dépôt depuis le 8 mars 1961 : Mairie de Carbonne
    © D.R./CNAP/photo : CNAP

  • Paul Belmondo
    Flore , 1951
    Pierre
    85 x 50 x 128 cm
    Achat par commande en 1951
    FNAC 7484
    En dépôt depuis le 21 février 1953 : Mairie de Barentin
    © ADAGP/CNAP/photo : CNAP

  • Henri Collomb
    (Sans titre), 1950
    Pierre
    FNAC 7358
    Achat par commande en 1950
    En dépôt depuis le 27 juillet 1950 : Mairie de Meximieux
    © D.R./CNAP/photo : CNAP

  • Georges Delplanque
    Les Arts, 1953 (détail)
    Panneau central : 270 x 458 cm
    Achat par commande en 1953
    FNAC 23859
    En dépôt depuis 1953: Mairie de Cheny
    © ADAGP/CNAP/photo : CNAP

  • Ulysse Gemignani
    Antoine Merlin, dit "Merlin de Thionville", 1954
    Pierre d'Euville
    Hauteur : 350 cm
    Achat par commande en 1953
    FNAC 7816
    En dépôt depuis 2003: Mairie de Thionville
    © ADAGP/CNAP/photo : CNAP

  • René Iché
    Le Travail
    Bronze basaltique
    400 x 225 cm
    Achat par commande en 1951
    FNAC 7474
    En dépôt depuis 1951 : Mairie de Narbonne
    © ADAGP/CNAP/photo : CNAP

  • Raoul-Eugène Lamourdedieu
    Vénus anadyomène
    Pierre calcaire blanche, taille directe
    195 x 66 x 60 cm
    Achat par commande en 1951
    FNAC 7529
    En dépôt depuis le 1 juin 1953 : Mairie de Prayssac
    © D.R./CNAP/photo : Mairie de Prayssac

LES ACHATS
À LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE,
les peintures des collections royales et les saisies des biens des émigrés sont présentées au Museum central des arts (1793) à Paris et dans les musées des provinces en train de se construire. Une ligne budgétaire se met en place, destinée à l’« encouragement » aux talents naissants et à la promotion d’un art susceptible d’éduquer les citoyens. Il se crée une organisation de diffusion des œuvres d’une « collection sans mur » qui prend le nom de « dépôt de l’État ». Dès 1791, un budget propre est distingué de celui des musées pour acquérir ces œuvres au nom de l’État, par achats ou par commandes, d’originaux ou de copies. Les œuvres achetées sont ensuite mises en dépôt institutionnel, dans les musées en région ou les administrations de l’État et territoriales.
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AU COURS DU XIXe SIÈCLE, le service chargé d’acheter des œuvres aux artistes vivants au nom de l'État prend des noms différents. Selon les modifications administratives et les rattachements à différents ministères, on parle de Division des beaux-arts, des sciences et des spectacles en 1791, de Bureau de l’encouragement des arts en 1879 puis de Bureau des travaux d’art en 1882. Ses missions sont, elles, réaffirmées. Elles consistent à encourager les artistes vivants et à aider ponctuellement ceux en difficulté.
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AU XXE SIÈCLE, le Bureau des travaux d’art reste une des grandes divisions du secrétariat d’État aux Beaux-arts (jusqu’en 1961). Son action et sa politique d’acquisition sont rythmées par quelques projets porteurs, comme la création du Musée national d’art moderne. La mise en place du projet au Palais de Tokyo dans les années 1940, puis la préfiguration du Centre Georges Pompidou avant 1977, constituent des périodes où la politique d’acquisition s’est intensifiée mais aussi resserrée en termes d’exigence et de qualité.
L’Exposition Universelle de 1937 et la période du Front Populaire avaient déjà été des années fastes de la politique envers l’art vivant. Pour remédier au retard de la France en la matière, l’État a acquis ou commandé durant ce bref « âge d’or » plus de 1000 œuvres pour la seule année 1937, contre 477 l’année précédente.
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PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE, cette politique d’achats ne faiblit pas, ni d’ailleurs l’enveloppe allouée aux achats aux artistes vivants : environ 450 œuvres par an sont acquises entre 1940 et 1945. Mais il faut attendre le milieu des années 1940 pour que les achats hors Salons se fassent progressivement majoritaires et que la commission d’achats prenne pleinement en compte les œuvres vues dans les ateliers, les expositions, les ventes. C’est la fin du règne sans conteste de l’Académie sur la politique artistique de l’État. Une attention immédiate est alors portée à l’avant-garde, comme la Nouvelle Ecole de Paris. Des achats rétrospectifs sont aussi opérés pour tenter de combler les lacunes d’acquisitions.
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LA COMMANDE PUBLIQUE
Autrefois liée aux décisions du monarque puis sous l’emprise des choix académiques, la commande trouve son autonomie dans les années 1930 abandonnant peu à peu les pratiques de programmes du XIXe siècle.
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AU XIXe SIÈCLE, l’histoire de la commande publique se prolonge de manière collégiale tout au long du siècle dit de la « statuomanie », des souscriptions publiques et des concours officiels. À l’échelle nationale et locale, des concours sont lancés pour la réalisation de monuments commémoratifs et d’hommages aux grands hommes : arcs historiés, monuments funéraires, statues destinées aux espaces urbains…
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AU DÉBUT DU XXe SIÈCLE, les politiques publiques s’inscrivent dans cette tradition française de commande institutionnelle. Les commandes sont passées en priorité aux artistes issus des beaux-arts qui respectent les canons dictés par l’Académie et par le jury du Salon.
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AU COURS DU XXe SIÈCLE, l’autonomie et les utopies de la commande publique sont conquises à partir des années 1930 sous le gouvernement de Front populaire. Jean Zay, alors ministre de l’éducation nationale et des beaux-arts, constitue une équipe engagée avec Jean Cassou, Georges Huisman et Louis Hautecoeur. Un nouvel état d’esprit marque alors une rupture dans la pratique de la commande publique. Sa procédure s’ouvre à des artistes se situant en dehors de l’Académie (Fernand Léger, Auguste Herbin, les Delaunay, etc.). L’État commande un ensemble d’œuvres pour l’Exposition internationale des arts et techniques de 1937 à Paris.

Dernière mise à jour le 02 Mai 2016